Le prochain Salon International du Livre et de la Presse se tiendra du 2 au 6 mai 2007 à Genève.Nous sommes fiers d’assumer le service de pr …

Le prochain Salon International du Livre et de la Presse se tiendra du 2 au 6 mai 2007 à Genève.
Nous sommes fiers d’assumer le service de presse de cette manifestation qui a fêté son 20e anniversaire cette année.
http://www.salondulivre.ch

Commen(me faire)taire…?

Ainsi donc Pierre Keller a trouvé la parade. Lisant peut-être entre les lignes des articles qui lui sont complaisamment consacrés, il décide …Ainsi donc Pierre Keller a trouvé la parade.

Ainsi donc Pierre Keller a trouvé la parade. Lisant peut-être entre les lignes des articles qui lui sont complaisamment consacrés, il décide …Ainsi donc Pierre Keller a trouvé la parade. Lisant peut-être entre les lignes des articles qui lui sont complaisamment consacrés, il décide de marquer un grand coup dans le projet de placement de ses petits génies: il nous apprend qu’il projette d’ouvrir une antenne de l’Ecal dans les Emirats…Et kiksé ki va douni li courrrr a cit icoule ? Ben voyons, les anciens élèves de l’Ecal, pardi ! Alors là, avouez que je vous en bouche un coin, que je vous scotche sur place, que je vous en mets plein la vue, non? De quoi revisiter le principe de ce bon Lavoisier : »Tout se perd, rien de ne se crée » !
Bon, me direz-vous, il a au moins l’honnêteté d’avouer que c’est pour le fric. On comprend mieux ainsi le crédit aveugle dont il bénéficie dans les milieux politiques vaudois.
Je fréquente des médecins, des avocats, des journalistes, des femmes de gauche, des étudiants: chaque rencontre me ravit par la somme de choses simples et authentiques que je glane à leur contact. Et la tribune que l’on offre sans cesse à certains papes à la mode me semble bien vaine, bien creuse. A qui la faute?
Mais que les fans se rassurent: je ne veux pas la peau de Pierre Keller: je préfère passer du temps à défendre celle des phoques!

Pierd’o

Le CPE, forza Italia, la Boillat, mon magnolia…

Chaque année, vers la Saint-Benjamin, tous les matins, je fais le détour de l’église pour passer près du magnolia. C’est que depuis des anné …

Chaque année, vers la Saint-Benjamin, tous les matins, je fais le détour de l’église pour passer près du magnolia. C’est que depuis des années, à 3 jours près, – oui, trois jours, vous entendez? – cet arbre noir et robuste transforme les aubes frileuses en opéra japonais. Aux bouts sévères de ses branches jaillit impudiquement tout un bal de chaussons, de tutus, de ruban roses, de choses de filles, d’âge heureux. C’est un peu de Giverny qui traîne là, loin des poètes, et des accents de la bohème.
Mais aujourd’hui, à la Saint-Jules, alors que Pâques est à la porte, le magnolia dort encore. Oh, il y a bien les bourgeons, pour faire patienter. Roses, déjà, comme des fuseaux, on les sent bouillonner. Deux semaines que ça dure! Rien! C’est qu’il a neigé ce matin, c’est qu’il fait froid, que tout le monde se retient. Que le monde retient son souffle. Que la nature et les hommes n’avancent pas.
Qu’en France, à Reconvilier, ceux qui aimeraient travailler ne veulent en payer le prix, gueulant à tout prix.
Pitié pour le magnolia, laissez-le exploser, donnez-nous du bonheur, de l’espoir, tous, là-haut, là-bas, ici-bas.
Donnez-nous de la chaleur et de la joie.
Pierd’o

Le racisme, au fait, c'est quoi ?

Je n’aime pas les pédophiles, les démagogues, les pédants, les vantards, les mufles, les violeurs, les imposteurs et les pétasses de toutes …

Je n’aime pas les pédophiles, les démagogues, les pédants, les vantards, les mufles, les violeurs, les imposteurs et les pétasses de toutes les couleurs. On peut préférer un jeune yo kosovar en Vuitton à une ministre de l’éducation libérale, une naine iranienne en chador à un directeur d’école d’art, un dandy soudanais à un inévitable avocat genevois, quand même. A quoi confine le racisme ? A la couleur, à l’accent, au cœur, aux sentiments? Qui doit-on tolérer de tout façon ? Et pourquoi ?
J’étais l’autre jour, dans un train qui m’emmenait à Bâle. Dans le compartiment voisin, un couple de coréens en tenue de soirée (il était 8h du mat) se mit à lancer, sur un portable, une bonne vingtaine d’appels dans une langue aussi stridente qu’inélégante, piaillant, reniflant, gloussant, piaffant, sur un ton, avec une constance, dans une absence totale de pudeur et de discrétion qui fit penser un instant à une caméra cachée. Entre deux appels passés, l’engin sonnait lui-même, avec une musiquette à vous faire sentir pousser les polypes. Sans crier gare, un deuxième engin surgit d’une banane Hermès et s’illumina de violet en geignant lui aussi.
Et les deux yuppies boudinés, bientôt blottis l’un contre l’autre, posèrent leur 36 sur la banquette vis-à-vis, empêchant tout autre passager de s’y installer. Puis tout étourdis, épuisés, rotant, dans un dernier râle, les cinq boîtes de Red Bull laissées par terre, ils se mirent à ronfler comme un groupe de seniors du Rotary de Tartegnin à la cabane Montfort. Nous étions tous là, médusés, entassés, témoins d’un pan entier de l’économie horlogère, n’osant même penser ce que certains disent tout haut.
Pierd’o

Vous allez me dire…

Qu’il y a d’autres combats sur cette planète, d’autres urgences, d’autres points de mire. Que ce qui devrait dicter notre conscience et nos …

Qu’il y a d’autres combats sur cette planète, d’autres urgences, d’autres points de mire. Que ce qui devrait dicter notre conscience et nos actes, en ce printemps morne, se rapproche plus de l’homme et de son avenir que des phoques et de leur destin. Et vous aurez raison.
Vous allez me dire que les émois de collégiens, que les larmes de crocodiles, que l’indignation, s’ils ne servent pas directement la dignité humaine, devraient continuer de creuser des poches sous les yeux de Bardot, d’étrangler Franz Weber et en rester là.
Je vais vous dire, à la limite (là, je déconne!) qu’on s’en fout des phoques, des vieilles actrices et des écolos sur le retour.
Je vais vous dire que mes pensées vont aux enfants qu’un père a violés, que des barbares ont tués, que Dieu a repris dans la douleur du noma, du sida ou de la malaria. Mais je vais vous demander aussi, à vous, si, après avoir regardé  ça
jusqu’au bout, vous ne pensez pas que les diables qui s’agitent en hurlant, sortant d’un hélicoptère gourdin à la main, pourraient être les bourreaux impunis de vos enfants et de ceux des autres.
Et là, mes amis, vous ne me ferez pas changer d’avis.
Et de grâce, laissons les peuples inuites où ils sont. Ils s’en foutent, eux, que la peau de leurs vêtements ne soit pas immaculée.
Pierd’o