Ecublens, 7 septembre 2006, 7h13. C’est la 17’885e fois que ça m’arrive, mais ça me fait toujours quelque chose…

Ecublens, 7 septembre 2006, 7h13. C’est la 17’885e fois que ça m’arrive, mais ça me fait toujours quelque chose…

Zouc by Baye…

Voilà une aventure qui ne pouvait pas bien se terminer. Voilà deux femmes que tout sépare, que tout désunit. Ici et avant-hier, la rigueur t …

Voilà une aventure qui ne pouvait pas bien se terminer.
Voilà deux femmes que tout sépare, que tout désunit.
Ici et avant-hier, la rigueur triste des fenêtres des rez-supérieurs,
des trottoirs d’avril rehaussés de neige sale, de cet accent qu’on ose à peine imiter. Une tête où est dessiné, aligné, un faisceau de cheveux plats.  Une robe de bure trop courte, trop large, des bas noirs de mama.
Pas l’ombre d’une présence saillante du côté femme, un corps ovoïde, triangulaire, parfait. Et pourtant.
Un Jura si près du but, de la France et du succès.

De l’autre, des nuits américaines, des amis qui tournent, des films qui valsent. Paris qui balance.
D’un rôle à l’autre, autant de fantasmes, de posters, de strass et de clichés. De mariage célèbre, d’enfants qui tournent, de valses qui tournent la tête…

Et puis, ce soir, un héritage, un kado comme ceux qu’on aimerait donner au coin de la rue, de Dakar à Bamako, de Paris à Vidy.
Une prose où ne se cache aucune rime foireuse. Une femme qui s’enveloppe de cette Zouc qui nous manque. Une femme qu’on prend et qu’on pose, sur son chemin, comme sur le sien.

Pierd’o