Bravo Madame

Si les changements climatiques n’étaient pas aussi préoccupants, si les mamans ont fort à faire ces jours pour préparer le moral des petits …

Si les changements climatiques n’étaient pas aussi préoccupants,
si les mamans ont fort à faire ces jours pour préparer le moral
des petits à un Noël sans neige, si certains, sur la planète,
n’hésitent pas à lancer de l’huile sur le feu, si les pauvres se meurent,
si les crétins se marrent, vous, vous êtes là.

Pour un an donc, vous promènerez votre intelligence sur les choses
du monde, les choses des hommes, les choses de coeur.
Dans cette année, nous verrons d’autres femmes se battre pour jouer
un rôle plus actif, prendre des risques, s’exposer.
Des femmes que beaucoup d’hommes s’appliqueront à faire trébucher
sur l’autel de l’ordre établi. Les quarante-cinq parlementaires,
Madame, qui ce matin, ne vous ont pas fait honneur, sont des hommes aux idées courtes, des goujats revanchards qui n’auront, pour goûter
leur plaisir sot, que les ricanements, les mauvais rictus partagés entre eux, les gags gras qui circulent au sujet des femmes, de toutes
les femmes. La subtilité, décidément, est chose grave et vous en êtes pourvue assez pour les représenter toutes. A vos détracteurs, Madame,
à ceux qui craignent que votre force n’éclipse leurs gros bras, répondez
par un sourire, et avancez, patiemment, vers l’idéal, votre idéal, forcément meilleur, forcément humain.

Pierd’o

Vous vous souvenez de mon magnolia ?

Celui que l’hiver étranglait, celui qui rêvait d’exploser ?Dans quelques jours, Noël sera là, avec ses chants, sa cannelle, son rouge aux fe …

Celui que l’hiver étranglait, celui qui rêvait d’exploser ?
Dans quelques jours, Noël sera là, avec ses chants, sa cannelle, son rouge aux fenêtres, sa lumière dans les yeux des enfants. Dans quelques jours, nous aimerions nous réveiller un matin sous la neige, sous un ciel bas. Nous aimerions avoir un peu froid et râler un brin en débarrassant l’auto de sa gangue blanche.
Dans quelques jours, nous aimerions penser aux autres, le vague à l’âme, peler une orange et en jeter la pelure sur la braise.
Seul signe de l’automne qui s’achève, pourtant, vers 4 heures, à l’heure où les enfants cheminent bruyamment vers la maison, le soleil qui n’en peut plus. Il lance encore un rayon désespéré à travers la rangée de peupliers puis plonge les champs gris dans la pénombre d’où n’émergent plus qu’une brume pâle. Pas de moufles, de cache-nez, de gros pulls qui grattent… pas un souffle, de la douceur, et toujours pas de neige. Il n’y a plus de saison.
Pierd’o