On peut aimer les femmes…

J’ai quelques hommes dans ma vie. J’ai la chance, à cinquante ans bientôt, d’être encore le petit de quelqu’un. Je ne me gêne pas d’embrasse …

J’ai quelques hommes dans ma vie. J’ai la chance, à cinquante ans bientôt, d’être encore le petit de quelqu’un. Je ne me gêne pas d’embrasser mon papa lorsque je le retrouve. Mes fils aussi, tout mecs soient-ils, n’hésitent pas à me coller trois bises aux retrouvailles. Ils sont grands aujourd’hui. Ils ont (un peu) de barbe et du poil aux jambes… Et depuis neuf ans bientôt, un autre petit mec occupe quelques territoires affectifs, quelques recoins de mon coeur de papa. Celle qui partage ma vie ne m’en voudra pas de lui voler la vedette… Valentin fait partie de notre vie.
C’est à lui que je pense aujourd’hui, à sa maman, à sa famille. Pour le bonheur qui rebondit dans notre espace, à chacune de ses visites,
je dis merci.
Pierdo

Aveux…

Que faudrait-il que j’avoue pour être pris au sérieux en prenant le parti des femmes ?

Que faudrait-il que j’avoue pour être pris au sérieux en prenant le parti des femmes ?

Que faudrait-il que j’avoue pour être pris au sérieux en prenant le parti des femmes ? De quelles femmes, d’abord ?
De celles qui dans l’ombre, font que la terre tourne, tout en douceur, tout en rondeur ? De celles qui, du nord au sud, du Maghreb à Saint-Domingue, croulent sous les coups de mâles superflus ?

De celles, rares et paumées, trompées, battues, qu’on croise dans les geôles du monde, pour le meurtre d’un saligaud ?
Faudrait-il, donc, que j’avoue que je les aime, que je les trouve belles ? Faudrait-il me convaincre que moins je les comprends, plus grandit leur vertu ? Et les riches, et les célèbres, et les fameuses, arrogantes, celles qui arpentent les parkings en Cayenne, qui grignotent du mec au petit déj, qui dirigent des magazines ? Toujours des femmes, vous dis-je.
Désirables, infiniment plus belles et subtiles, plus endurantes, plus courageuses. Je dois avoir perdu quelques potes de mauvaise foi ce matin…
Tant pis, c’est ma vérité. Je serai donc exécuté.

Pierd’o

Une presse libre…

Alors que la mode aujourd’hui, est de défendre bec et ongle une presse
libre, qu’en est-il de notre liberté à nous, vis-à-vis d’elle ?

Alors que la mode aujourd’hui, est de défendre bec et ongle une presse
libre, qu’en est-il de notre liberté à nous, vis-à-vis d’elle ? Peut-on
se soustraire un instant aux effluves typographiques, aux aurores
numériques qui embaument nos matins?
Vous êtes-vous seulement demandé ce
que serait notre vie sans la presse ? Ecrite, parlée, ânonnée… plus de
presse, nada, niet !
Na ! Sachant que la presse va se nicher là où ça se
passe, là où ça fait mal, le monde serait meilleur puisqu’on ne
parlerait pas de ce qui se passe mal. Quoique…!
Sans la presse, on
n’entendrait plus parler du mal, d’accord,
mais pas du bien non plus…
Donc on ne penserait plus.
On ne penserait rien…qu’est-ce qu’on serait
bien !
Mais de quel mal au juste ? Et de quel bien ? Qui en déciderait ?
Vous voyez, ça coince déjà. On ne peut se passer de la presse.
C’est
par elle qu’on sait qu’une autre femme a été élue au conseil fédéral,
qu’elle est avocate (vous êtes avocat, vous ?), qu’elle est jeune et
intelligente (ben, faut quand même quelques arguments pour se faire
élire, non?), qu’elle a des idées et du courage.
Grâce à la presse, on
sait même qu’elle est jolie. Grâce à la presse, au café du Commerce, on
esquinte Calmy-Rey, Couchepin,
on ricane bêtement devant une photo d’un
ministre torse nu ou une caricature de Brélaz. C’est rigolo de pouvoir
traiter de pétasses et de connards nos élus, entre deux chopes et une
Parisienne Super.
Sans être inquiété. Sans rendre de compte. Grâce à la
presse…
Hier, Henri Grouès est mort. Une vie pour les autres, les
pauvres,
les sans abris. Une vie où ont été absents ceux qui en un mois,
gagnent le double que certains durant toute leur existence…
Ce matin,
on annoncera la mort de l’abbé Pierre. Je prie pour qu’on ne se
souvienne que du bien fait, que de ces âmes perdues qu’il a sauvées en
donnant de l’espoir. N’écoutez pas le reste, vous autres. Du vilain, il y
en a assez ailleurs.
Pierdo