Lui n'attend pas la nationalité belge…

Bien sûr, ce n’est pas sérieux de chanter, d’émouvoir, d’amuser. Notre monde appartient à ceux qui avancent, qui foncent, qui inventent, qui …

Bien sûr, ce n’est pas sérieux de chanter, d’émouvoir, d’amuser.
Notre monde appartient à ceux qui avancent, qui foncent, qui inventent, qui se dépassent, qui bossent de 4h du mat au crépuscule.
Le monde sourit à ceux qui synergisent, qui globalisent, qui rivalisent. L’avenir est aux winners qui performent, aux traders qui jet-settent, aux yuppies qui se la pètent, aux miss qui en jettent. Il y a vingt ans, lorsque déjà (et encore) saignait la terre, cet homme disait:
« S’il y a un dieu, on est un peu fâché lui et moi ».
Ce n’est pas une idole, il n’affole pas le MIDEM ni le Nasdaq, il écrit et il chante, c’est tout. Et quand il chante on se sent bien.
Pierdo

Restez vigilantes !

Pour une fois, je ne m’adresse pas à vous toutes, même si j’ai plein de choses à vous dire en cette fin mai où il est possible d’enlever ce …

Pour une fois, je ne m’adresse pas à vous toutes, même si j’ai plein de choses à vous dire en cette fin mai où il est possible d’enlever ce qu’il vous plaît.
J’ai deux mots à dire à celles d’entre vous qui avaient crié au scandale devant les huit fesses de la pub SLOGGI, souvenez-vous… Vous trouviez  dégradant de montrer des rondeurs enviables. Sur le fond, je suis assez d’accord, c’est dur de n’être qu’un mortel incarné luttant contre la cellulite, le cholestérol et la couperose. Vous croyez que c’est pas dur pour moi de croiser le regard de George, titillant une capsule de Roma en clair obscur ? Et de me voir la seconde d’après dans le rétro, avec ma patate et mes oreilles décollées ? Allons, les filles, ce n’était pas une pub pour des gadgets eucharistiques mais pour des strings. Vous savez bien, ces slips invisibles qu’on a inventé pour avoir plus légitimement les fesses à l’air. Mais surtout, je ne comprends pas pourquoi vous n’êtes pas scandalisées devant la dernière pub Siemens. Regardez bien la nunuche, à genou, la tête à moitié dans le tambour du lave-linge, en train de se demander comment fait ce diable de lave-linge pour laver si propre… Regardez-bien, allez ! Elle est…blonde ! Eh oui ! On y est. Encore un gag stupide sur le dos des blondes ! Quelle honte !
(Au final, elle ne me dérange pas, la miss, avec sa serviette blanche et ses pieds nus, je la trouve plutôt sexy…mais ne le répétez pas. En plus, ce n’est pas moi qui choisit le lave-linge.)
Pierdo

Gagnant-gagnant !

Or donc, notre bon Federer est, à nouveau et enfin, digne de la prestigieuse confiance que la toute puissante presse place en lui…Digne de …

Or donc, notre bon Federer est, à nouveau et enfin, digne de la prestigieuse confiance que la toute puissante presse place en lui…Digne de cette pitance médiatique, de cette aumône dispensée par volées tant que les victoires s’accumulent. Digne de la bienveillante (et lucrative) attention que lui porte nos chers médias, résolument happés par le succès, la réussite et la rage de vaincre ! Tout un programme au fond, étrangement semblable à celui que défendent certains présidents fraichement élus. Si Coluche voyait ça, à poil et en train de siroter un bon rhum sur son nuage, il glousserait en répétant qu’il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. En 1980, il disait ça, Coluche. Rien n’a changé. Le seul point qui autorise une certaine confusion entre les époques (et les pays !), c’est l’imbécilité de l’extrême-droite, l’inutilité de la gauche, la mollesse du centre et l’opportunisme de la droite. Quels moeurs. Quelle ère. Moi, je trouve que le fond de cette ère effraie…

Pierdo

Lettre ouverte aux mamans et à toutes les autres, élues ou pas.

Toutes les mamans sont des femmes. Toutes les femmes pourraient être maman.

Toutes les mamans sont des femmes. Toutes les femmes pourraient être maman.
Tandis que pousse la vie en elles,  tandis que change leur corps, tandis que grandit le mystère, elles sont là, doucement inquiète. Lentement, le lien se tisse. C’est elles-mêmes dont elles sentent en elles remuer la matière, cambrées comme des abats-jours cabossés. Elles joignent leurs mains sur ce ventre qui s’avance, sur cette proue remplie de ce qu’aucun homme ne pourra jamais comprendre…
Elles respirent à travers le corps de leur enfant, habitent leur chair sitôt après l’avoir expulsé. Elles sentent, entendent, ressentent, éprouvent.
Aujourd’hui, je pense à l’une d’elles, privée trop tôt de cet amour.
Je vois une dame belle et digne, mais anéantie.
Comment peut-on, et au nom de quel dieu, de quelle folie, prendre la vie d’un enfant ? Comment peut-on priver un être de cet être encore ?
Mamans, femmes, vous toutes, c’est un jour de paix, c’est votre jour.
Merci de savoir donner la vie. Je pense à vous.

Pierdo

Lettre aux français.

(Postée le samedi 5 mai 2007 à l’attention de ceux qui se sont levés tôt ce lundi…)Ce matin, vous aurez un président. Le vingt-troisième p …

(Postée le samedi 5 mai 2007 à l’attention de ceux qui se sont levés tôt ce lundi…)
Ce matin, vous aurez un président. Le vingt-troisième président de votre République, le vingt-troisième homme, la vingt-troisième raison de ne pas prendre de risque, de ne pas regarder vos devoirs civiques au grand-angle.
Mercredi dernier, tout était déjà joué, c’est du moins le constat limpide que l’on pouvait dresser en observant les réactions autour de soi, pendant le débat. A mes côtés pourtant, une amie, française, journaliste et professeur, jeune veuve digne mais vive et enjouée, se penchait vers moi, ravie, à chaque bon mot, à chaque bonne réplique de la dame, à chaque expression déjantée de cette passion qui dévore les humanistes et qui manquent si cruellement aux autres. Sentait-elle un écho possible ? Voyait-elle mes yeux briller en regardant la dame se battre, affronter seule, cent cinquante années d’histoire de France où l’unique femme, trône, en plâtre, sur la cheminée désaffectée des mairies ?

Parmi ceux qui se sont levés tôt, ce lundi matin, quelques-uns auront voté pour lui, motivés par le business ou rongés par la peur.
Parmi ceux qui auront voté pour elle, ceux qui pensent que la planète n’est pas un centre commercial sous haute surveillance mais une école où l’on apprend la vie et les autres.

Vous venez donc de prendre 5 ans fermes et je suis de tout coeur avec vous. Vous vous en remettrez, comme chaque fois, et les femmes aussi.
Mais vous verrez qu’elles ne sont qu’en sursis.

Pierdo