Quarante ans…

Quarante années de mensonge, de complaisance, de silence feutré, d’accords secrets, de bakchichs. Mais les tricheurs ne sont pas ceux que vo …

Quarante années de mensonge, de complaisance, de silence feutré, d’accords secrets, de bakchichs. Mais les tricheurs ne sont pas ceux que vous croyez. De l’UCI aux patrons d’équipes, en passant par les organisateurs et surtout les sponsors, il y a un ramassis de bandits prêts à tout pour gagner du fric sur le dos du sport et de ses victimes.

Mais en sommes, qu’est-ce que le dopage, franchement ?
Madame, la dosette de Slimfast que vous grignotez nue, sur votre balance, devant la glace, après avoir ôté alliances et boucles d’oreille, n’est-ce pas se doper ?
Monsieur, la barre vitaminée que vous rongez férocement en rentrant de votre jogging du matin, n’est-ce pas se doper ?
Dès lors que la pratique d’un sport nécessite une attitude alimentaire particulière, la question peut se poser. Ma voisine ne s’adonne à aucun sport. Ou plutôt oui: à la planche ! La planche à repasser. (Alors ça Pierd’o, les copines vont trouver limite !). Pourtant, elle avale des biscuits baignant dans la chantilly. N’est-ce pas du dopage ? Dès lors que la pratique assidue de la vie suppose quelques plaisirs, dès lors que la survie nécessite quelques palliatifs, n’est-ce pas du dopage ?
Quand Jimi se bourrait à l’héro, n’était-ce pas du dopage ? Et ceux qui s’enfilent des rails de coke faire péter le Nikkei, n’est pas pas du dopage ?

Dès lors que le cyclisme est un spectacle, je préconise la dépénalisation du dopage, la liberté de s’enfiler ce qu’ils veulent pourvu qu’ils nous épatent, qu’ils nous subjuguent. Laissons faire, je vous dis.
Et puis moi, j’aimerais bien ne pas être obligé de me cacher derrière un arbre, au Mollendruz, pour déguillier ma gourde d’Isostar !

PS …sont fous de boire de la saloperie ! Feraient mieux de boire bon…
Et puis, je sais pas pour vous, mais moi, c’est tout le contraire:  je pédale mieux quand je n’ai bu que de l’eau claire…

Pierd’o

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, n'est-ce pas ?

J’étais le 5 juillet dernier sous les arches du Pont-Bessières à Lausanne pour un concert privé généreusement offert par 24 heures/Publicita …

J’étais le 5 juillet dernier sous les arches du Pont-Bessières à Lausanne pour un concert privé généreusement offert par 24 heures/Publicitas.
[more]Au programme,  le trio Thierry Lang (piano), Didier Lockwood (violon), Heiri Känzig (contrebasse).
Du jazz, rien que du jazz. Composées avec une subtilité inimitable, les pièces de Thierry Lang sont autant de petits moments qui respirent, où les notes, à l’unisson, du piano, de la basse et du violon, font naître un nouvel instrument. Cette harmonie file entre les doigts des musiciens qui se regardent, esquissant, nez retroussé, des mimiques de ralliement. Ils se passent la mélodie comme un ballon, se l’attrapent et le lancent, jouent un peu puis le passent. De l’intelligence pour les oreilles, des dialogues impromptus dont nous sommes exclus, nous laissant juste témoins, ravis de cette complicité. L’immense Lockwood s’adonne à l’humour, Känzig à la virtuosité forcée, Thierry Lang compte les coups. Un bel événement, vraiment.

Pierdo