Partie remise…

Oui, je devais m’occuper de deux messieurs que j’avais dans le blaire…qui ne perdent rien pour attendre ! Et puis voilà que tombe la dépêche.

Oui, je devais m’occuper de deux messieurs que j’avais dans le blaire…qui ne perdent rien pour attendre ! Et puis voilà que tombe la dépêche. Bon je vous l’accorde, la nouvelle sonne un peu comme un cri dans un vent tournant. Bien sûr, sa vie ne valait pas beaucoup plus que l’espoir de son peuple. Celui-ci se cherchait un peu d’humanité, un peu de féminité, après la terreur semée par le général Zia. Il y a bientôt vingt ans, Bénazir devenait premier ministre d’un état musulman. La première. La dernière probablement aussi. Le cortège un peu fatal des dérives liées à l’exercice du pouvoir, le parfum subtile qui naît de la vertu et de la tradition, la volonté de se reconstruire, aussi, de se dédier, de se consacrer, puis de se sacrifier…enfin. Je me souviens de l’été 85…mon fils n’avait qu’un an…La jeune femme revenait d’exil et faisant déjà battre le coeur du Pakistan. Bénazir, otage commode et éternel que se sont arrachés, dans le désordre, le peuple, les hommes, et l’histoire. Une femme de plus dont il faut être amoureux, pour que les autres vivent.

Pierd’o

Savez-vous qu'Emile n'est plus.

Vous avez bien lu: point d’interrogation. Je vous le dis: Emile n’est plus. Ni le poète, ni l’auteur, ni le père, ni l’être humain, plus rien.

Vous avez bien lu: point d’interrogation. Je vous le dis: Emile n’est plus. Ni le poète, ni l’auteur, ni le père, ni l’être humain, plus rien.
Restent des mots, un canton, une Romandie qui ne va pas comprendre ce qui lui manque. Reste la chanson qui lui doit tant. Il est des gens, voyez-vous, qui ne sont pas de notre temps mais qui comptent parce qu’ils n’ont fait que du bien.
Pierd’o

Quelques mots d’Emile, pour se quitter.

A l’ami qui veut le mot de la fin
criez « Attention », chantez « casse-cou »
c’est rare qu’il fasse du bien
le petit mot qui résout tout

Je lui préfère « Bon voyage »
« Bienvenue » et tout recommence
A chaque soleil en partance
La mort se décourage

Emile Gardaz

Je sais pas moi…

Je sais pas moi… Vous pensez quoi vous…? Hein….?
Non mais franchement…?….ce que vous inspire vraiment tout ça ?

Je sais pas moi… Vous pensez quoi vous…? Hein….?
Non mais franchement…?….ce que vous inspire vraiment tout ça ?
D’abord, crotte ! Moi, j’en étais resté aux quatre consonnes et aux trois voyelles du prénom de Raphaël. J’en étais resté à quelques cordes grattées, quelques virgules cristallines, des vers jolis, un peu faciles. Un regard bleu, un truc tout simple, une fille qui chante et qui se la joue pas trop.Et puis crac ! Le revoilà, lui ! Mais bon sang, qu’avons-nous fait pour mériter ça ?!
Je sais pas pour vous, mais moi je suis découragé, dépité, navré.
Qu’est-ce qu’il va nous faire encore ?
« Monsieur le président des français, de la France qui exporta (de force souvent…!) ses bonnes manières, qui balance des médailles, qui saupoudre de la culture, qui distribue de la morale, Monsieur le président, je vous en prie, je vous en conjure, préservez mes nièces, mes filleuls, les têtes blondes de mes amis et celles de notre pauvre planète, et laissez les croire que ce n’est pas vous, le Père Noël… »
Pierd’o

Question de point de vue…

Je m’appelle Marcel.

Je m’appelle Marcel. Lorsque j’ai réglé ma note d’hôtel (grande suitedu palace, CHF 2’500.00 la nuit), avalé mes 200 gr de caviar à l’apéritif (CHF 360.00), payé la part quotidienne du leasing de mon 4×4 allemand ( 6.3 V12, bi-turbo), (CHF 95.00), payé la note du déjeuner au gastronomique où j’ai invité 5 personnes (c’est de la famille, alors je règle exceptionnellement la note moi-même, CHF 2’750.00), payé la Rolex que j’attendais depuis 18 mois (vous vous rendez compte, tout de même, 18 mois, ils m’ont fait attendre… ils exagèrent, non ? CHF 12’000.00), payé la part quotidienne des mes différents frais mensuels (assurance maladie, accident, complémentaire, 3e, 4e, 5e pilier, CHF 5’000.00), mes impôts (alors là, ils y vont un peu fort, CHF 30’000, part quotidienne !!!!), la dernière bague Cartier à ma femme (CHF 3’500.00, celle-ci n’a pas de brillant, elle voulait quelque chose de tout simple), dépensé un peu pour quelques broutilles (CHF 2’000.00) à l’aéroport en attendant mon vol pour Moscou où une place en first a été réservée pour moi (cette fois, j’ai laissé la boîte payer, après tout, c’est pour elle que je me déplace, CHF 3’200 d’économisé, yeahh !)…lorsque j’ai fait tout ça, tout ça !…il reste CHF 15’000.00 pour finir la journée !… Juste de quoi nourrir 1000 personnes pendant 5 mois…Une misère !
NB (vous pouvez faire l’addition pour contrôler, je ne vous en veux pas, moi aussi je suis nul en maths).
Pierd’o

La fable du méchant et des gentils.

Entre nous, j’aime bien les méchants. C’est vrai, que serait une belle histoire sans un méchant ? Et je trouvais que Blocher faisait un beau méchant, un nuisible idéal.

Entre nous, j’aime bien les méchants. C’est vrai, que serait une belle histoire sans un méchant ? Et je trouvais que Blocher faisait un beau méchant, un nuisible idéal.
Un méchant qu’on adorait détester, quoi… Un méchant, ça agresse, ça rompt, ça piétine, ça injurie, c’est suffisant. Un méchant, ça prend les gentils pour des cons. Quand un méchant décide de représenter un délinquant étranger en mouton noir, il ne pense pas à mal… Mais les crétins qui le vénèrent, eux, ont bien compris que le mouton n’est pas noir pour rien… Incitation à la haine raciale, ça s’appelle…
Quand le méchant prétend que tout va bien, que la planète se porte comme un charme, qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, quand le méchant dit que les gentils sont bêtes parce qu’ils disent toujours oui à tout, quand le méchant lâche des inepties que les crétins qui le vénèrent applaudissent, quand le méchant prétend que la Suisse peut vivre sans l’Europe alors qu’il a bâti sa fortune avec l’étranger, le méchant prend les gentils pour des cons. Mais les gentils ont décidé de dire non. Enfin. Il ont rassemblé leurs forces et ils ont chassé le méchant.
Et le méchant menace, brandit, postillonne.
En attendant, les gentils peuvent désormais se regarder dans leur glace en se poudrant le nez ou en se rasant, ils ont dit non.

Pierd’o

Voilà.

J’ai pas résisté…Pour une amie rencontrée hier soir et qui, ayant lu mon papier prémonitoire de mardi, se réjouissait de découvrir le mino …

J’ai pas résisté…
Pour une amie rencontrée hier soir et qui, ayant lu mon papier prémonitoire de mardi, se réjouissait de découvrir le minois de la grisonne !

Il est 7h45, ce jeudi matin. Les résidents de ce pays qui vibrent encore au diapason civique attendent la réponse de cette dame. Rassurez-vous, disait Levrat hier, ce n’est pas une rouge… Mais c’est une femme. Et n’en déplaise à certains, son appartenance à ce genre lui confère un droit inaliénable au respect.

Au-delà de ma satisfaction avouée, je demeure un farouche adversaire de l’arrogance. Et les médias n’en manquent pas ce matin, avec des titres empruntés à la mauvaise influence de la presse de boulevard. Un peu de sérénité voyons ! Un peu de respect pour celui que 29% de suisses ont élu et dont je ne fais pas partie.

Pierd’o

A vous…

A vous, Fabio Abate, Ruedi Aeschbacher, Evi Alleman, Evi Amacker, Viola Amherd, Josiane Aubert, Didier Burkhalter, Elvira Bader, Marlies Bän …

A vous, Fabio Abate, Ruedi Aeschbacher, Evi Alleman, Evi Amacker, Viola Amherd, Josiane Aubert, Didier Burkhalter, Elvira Bader, Marlies Bänziger, Luc Barthassat, Martin Bäumle , Didier Berberat, Pirmin Bischof , Jacques Bourgeois, Daniel Brélaz, Pascale Bruderer, Martine Brunschwig Graf, Jakob Büchler, Filippo Lombardi, Marina Guscetti Carobbio, Ignazio Cassis, Sep Cathomas, Dick Marty, Tarzisius Caviezel, Maurice Chevrier, André Daguet, Gisèle Ory, Christophe Darbellay, Luc Recordon, Dominique de Buman, Walter Donzé, Esther Egger-Wyss, Corina Eichenberger-Walther, Edi Engelberger, Hugo Fasel, Hildegard Fässler-Osterwalder, Charles Favre, Laurent Favre, Hans-Jürg Fehr, Jacqueline Fehr, Mario Fehr, Doris Fiala, Kurt Fluri, Therese Frösch, Brigitta Gadient, Chantal Galladé, Ruth Genner, Jean-René Germanier, Yvonne Gilli, Bastien Girod, Ida Glanzmann-Hunkeler, Christine Goll, Maya Graf, Edith Graf-Litscher, Andreas Gross, Hans Rudolf Gysin, Brigitte Häberli-Koller, Andrea Hämmerle, Urs Hany, Bea Heim, Hugues Hiltpold, Norbert Hochreutener, Antonio Hodgers, Urs Hofmann, Gabi Huber, Ruth Humbel Näf, Markus Hutter, Otto Ineichen, Francine John-Calame, Daniel Jositsch, Margret Kiener Nellen, Marianne Kleiner, Anita Lachenmeier-Thüring, Josef Lang, Ueli Leuenberger, Filippo Leutenegger, Susanne Leutenegger-Oberholzer, Christian Levrat, Arthur Loepfe, Ricardo Lumengo, Christian Lüscher, Ruedi Lustenberger, Peter Malama, Ada Marra, Christa Markwalder Bär, Werner Marti, Lucrezia Meier-Schatz, Werner Messmer, Thérèse Meyer-Kaelin, Isabelle Moret, Tiana Moser, Geri Müller, Philipp Müller, Thomas Müller, Walter Müller, Jacques Neirynck, Roger Nordmann, Ruedi Noser, Eric Nussbaumer, Fabio Pedrina, Fulvio Pelli, Sylvie Perrinjaquet, Gerhard Pfister, Paul Rechsteiner, Rudolf Rechsteiner, Jean-Claude Rennwald, Jean-Charles Rielle, Kathy Riklin, Meinrado Robbiani, Stéphane Rossini, Maria Roth-Bernasconi, Claude Ruey, Silvia Schelbert Schenker, Barbara Schmid-Federer, Roberto Schmidt, Johann Schneider-Ammann, Pius Segmüller, Chiara Simoneschi-Cortesi, Carlo Sommaruga, Jean-François Steiert, Hans Stöckli, Doris Stump, Franziska Teuscher, Anita Thanei, Georges Theiler, Adèle Thorens Goumaz, Pierre Triponez, Andy Tschümperlin, Christian van Singer, Daniel Vischer, Alec von Graffenried, Eric Voruz, Christian Wasserfallen, Reto Wehrli, Thomas Weibel, Hans Widmer, Brigit Wyss, Ursula Wyss, Markus Zemp, Josef Zisyadis…
…à vous qui voulez moins de suffisance, moins de mensonge, plus de partage et donc, plus d’avenir, c’est demain. Vous pouvez le faire…

Pierd’o

Bon, nul n'est parfait…

J’avais promis une chronique galante, mais je me suis laissé submerger par le fiel…Cette fois c’est bon, je vais m’occuper du beau sexe… …

J’avais promis une chronique galante, mais je me suis laissé submerger par le fiel…Cette fois c’est bon, je vais m’occuper du beau sexe…
D’une dame, donc.
Vous qui connaissez mon penchant pour les femmes de gauche, vous allez me dire que j’ai la cinquantaine difficile, que je débloque, que la douleur m’égare… Parce que figurez-vous que c’est une conseillère nationale UDC qui retient cette fois mon attention. Brigitta Gadient, vous connaissez ?
Elle s’illustre depuis quelques années avec son collègue Ulrich Siegrist, en amenant quelques idées plus ouvertes, quelques vues plus larges, quelques réflexions moins étriquées. C’est, voyez-vous, qu’il y a des moutons noirs dans les rangs du parti…
Ses idées subversives lui valent d’être écartée de la commission stratégique du groupe UDC. « Achhhh ! Gitte, Du, Tschumpl, uhuh !!! Gib Acht ! « .
Un vrai démon, cette femme (dites-le comme Mörgeli, la bouche en cul de poule, avec un subtile accent de la Banhofstrasse).
Se faire mettre au placard, voilà ce qui vous arrive quand vous êtes quelqu’un de bien, à l’UDC.
Ne changez pas Madame, changez plutôt de parti !
Pierd’o

Tout fout le camp !

Oulààààààà ! Je sens que je vais en mettre quelques uns en pétard. Dans la lune blafarde de ce mois de décembre qui tient toutes ses promess …

Oulààààààà ! Je sens que je vais en mettre quelques uns en pétard. Dans la lune blafarde de ce mois de décembre qui tient toutes ses promesses de froidure agaçante, je viens éreinter un peu le label euphorique et estival de la Suisse qui gagne. Au piètre comptable que je suis n’échappent aucun des épisodes qui jalonnent l’histoire d’Alinghi, depuis sa victoire à Auckland en 2003: le licenciement de Coutts d’abord, l’arrogance, la suffisance même des nouveaux organisateurs lors du choix du site de l’édition 2007. La panique, en hiver 2005, qui les accompagnait face à l’absence d’inscription… Ben voyons, vous iriez, vous, griller 50 millions d’euros gagnés à la sueur de votre front, affronter un équipage de mercenaires surpayés dans une épreuve dont ils ont fixé eux-mêmes les règles ? La vente de Serono, ensuite, et les millions qu’on injecte. Et enfin cette victoire « à l’arrache », pour quelques mètres…et la valse des protêts, des plaintes, des procédures… Pas glorieux. Ne pas oublier la défection de Vuitton et pour finir, le départ du boss de AC Management, comme ça, pour rien… »Tout va bien » nous dit-on… Alors OK, tout va bien. Mais moi, il me manque quelque chose, quelque chose qui me foutrait une émotion… Heureusement, c’est bientôt Noël. Je vais faire des biscuits et déguster des ambrées avec des potes, continuer de blasphémer sur la vague de la mauvaise foi…
Pierd’o

Parlé vrai…

Je n’aime pas ceux qui disent tout haut ce que d’autres pensent tout bas.Je dis ça parce qu’il paraÎt que c’est tendance, aujourd’hui, le pa …

Je n’aime pas ceux qui disent tout haut ce que d’autres pensent tout bas.
Je dis ça parce qu’il paraÎt que c’est tendance, aujourd’hui, le parlé vrai, l’authenticité… Balancer n’importe quoi à la tête de n’importe qui…
Au diable la mesure, la psychologie, la diplomatie. Vive ceux qui rentrent dans le lard, ceux qui ruent dans les brancards.
Ce que d’autres pensent tout bas, c’est : « t’es con, tu pues, t’es moche ». Voyez-vous, ce que je ne pense pas tout bas, c’est ce qui ne mérite pas d’être dit tout haut. A ma chérie: « Je te déteste », à Dieu : « Je t’emmerde », à vous: « Je vous aime »… Que vous soyez libéraux, PDC, à la rigueur radicaux, pourquoi pas verts, voire de gauche et surtout humanistes, il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. Le monde est ainsi fait, peuplé de gens qui gueulent que c’est la merde, d’autres qui emmerdent ceux qui gueulent…
La vérité que je trouve bonne à dire, ce matin, c’est la mienne, après avoir vu le Rambo de l’UDC se faire taser devant les caméras…
Quel sot ! En reprenant ses esprits, il aurait dû regarder vers le ciel, bras tendus, et hurler « Colonel Trautman ! » ou « Adrienne ! ». On aurait pu croire à un gag, tandis que là…
Pierd’o