Le jeu des quatre erreurs…

Paraît que ça peut rapporter deux-trois thunes ces montages-photos…

Paraît que ça peut rapporter deux-trois thunes ces montages-photos…
Je m’étais mis dans la tête de faire le portrait-robot d’un transfuge du PS à l’UDC…(si-si, ça se fait…paraît…)
Mais l’infographie, c’est comme la virtuosité: faut commencer par les gammes. Et les gammes, c’est beaucoup d’humilité. Et l’humilité, c’est s’occuper sagement de l’incarnation du premier parti de la Suisse, par exemple. Eh oui ! On a les premiers qu’on mérite !
Et puis, un transfuge du PS, c’est n’importe qui, et n’importe qui, il a pas l’habitude qu’on se serve de son image, n’importe comment. C’est pas comme les people…C’est clair qu’un gueux de gauche qui part pour l’UDC, il va pas se sentir obligé de faire un procès à Ryan Air pour usage abusif de son image. Question de valeur…
(Sans blague, pour les montages photos…si vous connaissez des gens que ça intéresse…j’ai pas de limite !)
Pierdo

Pourquoi Hillary ?

Le problème, voyez-vous, n’est pas de savoir si les américains sont prêts à s’offrir un nouveau gadget: Obama parce qu’il est noir ou Hillary parce que c’est une femme…

Le problème, voyez-vous, n’est pas de savoir si les américains sont prêts à s’offrir un nouveau gadget: Obama parce qu’il est noir ou Hillary parce que c’est une femme… Pas plus qu’il n’est de savoir si Obama, tout noir qu’il est, n’est pas noir-noir (prenez le ton de Muriel Robin, ça passe bien), et qu’Hillary n’est pas franchement une femme-enfant. Le problème, c’est que nous avons deux démocrates au coude-à-coude, deux personnalités qui vont devoir s’envoyer une orgie de vannes odieuses pour exister. Deux histoires, l’une, récupérée, il faut le dire, sur l’autel du grand pardon, avec les accents repentis de la honte de l’esclavage et de la réinsertion magistrale des noirs affranchis, l’autre, bâtie sur la compassion que les américains nourrissent, au bout du compte, pour leurs cocus et les sagas familiales. Moi, voyez-vous, Sue, Peter, Jack, Jennifer, à votre place, je voterais Hillary. Maintenant. Car en face du candidat Obama, en octobre, vous n’aurez pas que des féministes et des intellos démocrates, mais des républicains. Et là, c’est une toute autre histoire. Si elle se répète, moi j’aime en connaître la fin.

Pierre d’o

Moi, Pierre-Dominique C., catholique, mélancolique…

Nous sommes en 2008.

Nous sommes en 2008. Ceux de ma génération qui n’ont goûté quelques bons vers de Brassens, lu quelques bonnes pages de Prévert, de Voltaire, de Maupassant, d’Hugo, de Jules Renard ou d’Aragon, ceux-là donc n’ont pas de tourment, point de raison de se poser des questions sur la foi…Et encore moins sur leur propre foi. Convenez qu’il y a de quoi développer une belle fibre anticléricale, non ? Le pontif teuton du Vatican, la banque du saint esprit, les mitres, les calottes, les étoles, les croix, les chasubles, l’or, les secrets, l’arrogance, le mensonge, les catiminis, beurk ! Les prêtres sont souvent homosexuels. Jusque-là, tout va bien. On peut aussi être maire de Paris, écrivain, inventeur, poète, roi, couturier, tennis-woman, philosophe, musicien, chanteur, acteur, tsar, peintre (j’ai la liste si ça vous intéresse !), baron, danseur et j’en passe…
Le problème des prêtres catholiques, comprenez-vous, c’est qu’ils font voeu de chasteté… Faut vous faire un dessin ?
Retour sur une coutume aussi stupide que perverse que celle d’imposer la torture du célibat à qui que se soit, dès lors que Jésus lui-même était marié. Décidément, qu’il nous l’envoie son messie, la-haut, qu’on en finisse. C’est le moment de remettre un peu d’ordre dans les ordres.
Pierre d’o

Comprend que dale c’t’homme là !

Môssieur s’inscrit contre l’hypocrisie, le mensonge…Il a dit ça, mardi, à l’Elysée.
Mais c’est pas la vérité qu’on veut, banane ! C’est pas de l’authenticité, de la franchise, de la sincérité qu’on lui demande, mais de la classe.
Quand on prend une maîtresse, on la cache le plus longtemps possible, puis on en montre que les fesses à la presse. Quand on veut se remarier, on choisit une potiche et on en montre que la mise-en-pli en lui demandant de se taire et surtout de ne pas chanter. Puis on prend une maîtresse, qu’on cache, le plus longtemps possible…etc…etc.

Et puis je sais pas moi, mais z’avez déjà été amoureux, vous ? Vous savez, le coeur qui saute comme un diesel, le plexus qui brûle, le cerveau dans les brins de zinc… Quand ça m’arrive, mon QI plafonne à 34. Je passe mon temps à taper des niaiseries sur mon portable, je rêvasse… Pas très compatible avec les trente-cinq heures, les régimes spéciaux et la politique de civilisation.
Le dilemme est d’une limpidité désarmante: si c’est un amant attentif, il va négliger la France, et s’il décide de devenir un bon président (parce que là, il a du boulot, Sarko !), Carla n’aura pas besoin de brandir des migraines pour qu’on lui foute la paix.
Pierd’o

2008. La fin d’un cycle paraît-il…

Ne saurons-nous jamais quelles sont les choses, les événements, les personnes qui se rattachent à ce cycle ?

Ne saurons-nous jamais quelles sont les choses, les événements, les personnes qui se rattachent à ce cycle ? Céderons-nous au refuge commode que procure la durée d’un hypothétique cycle universel pour excuser nos prochains travers et autres pétages de plomb ?
Cela tiendrait d’un pan de l’astrologie particulièrement farfelu – avait-il besoin de ça encore, hein, Elisabeth ? –  mais ne sommes-nous pas farfelus nous aussi, au fond ? Tout va mal: les riches se décomplexent en argumentant qu’ils étaient pauvres, une fois, les pauvres deviennent bêtes, faute d’instruction, la classe moyenne surfe entre burn out et vacances de neige, les présidents se vautrent dans Gala…

Une bonne nouvelle, toutefois, vient redonner un peu d’espoir à ceux qui pensent que le monde n’est que débauche et désolation: le Dakar n’aura pas lieu. La horde décadente ne traversera pas les villages, ne soulèvera pas dans le désert, le nuage immense et opaque de son incommensurable sottise. L’on ne nous imposera pas les interviews désolante de crétins couverts de boue, l’on ne nous montrera pas ces chevauchées showbiznesques, l’on nous épargnera ces commentaires débiles sur les prétendus bienfaits du Dakar pour l’Afrique.
Je connais un peu les gens, là-bas et je vous mets au défi d’en trouver un qui va pleurer…
Le Dakar, c’est comme la clope, on peut s’en passer.

Pierre d’o