Qu'attendez-vous encore de Roger, Mesdames ?

Qu’attendons-nous encore de ce phénomène, de ce jongleur qui a su marier quatre ans durant, malice, mental, adresse et charme ?

Qu’attendons-nous encore de ce phénomène, de ce jongleur qui a su marier quatre ans durant, malice, mental, adresse et charme ?

Qu’attendons-nous de cet homme qui porte, qui trimbale notre croix suisse sur le chemin du déclin ?
Que voyons-nous encore de compatible entre notre sotte et chronique manie d’identification et la pratique de disciplines « sportives » dont les mécanismes nous échappent ? Qu’attendons-nous encore de cet homme qui, que vous le vouliez ou non, n’a jamais été que le meilleur face à beaucoup de moins bons ? Mais les moins bons progressent et les rares meilleurs déclinent, ça s’appelle de l’arithmétique ! Que vous le vouliez ou non.

Roger gagnera encore quelques matchs, quelques tournois, baisera encore quelques coupes de quelques grands chelem, puis ne sera plus pour vous, mes chéries, qu’un jeune homme riche, un bon parti pour vos filles, un gendre dont on épongerait volontiers le torse velu sur un front de mer monégasque.

Pour nous les hommes, faudra trouver autre chose, entre ceux qui se ridiculisent dans les tribunaux new-yorkais ou/et sur des multicoques empruntés, les milliards que nos champions de la finance gagnent puis perdent, tous ces étrangers qui viennent faire parler de nous, les Brabeck, les Hayek, les Bertarelli, les Biver, les Keller…Ah! non, celui-là est bien suisse…j’allais dire « hélas »…
Tous ces mercenaires venus d’ailleurs, tout ces légionnaires qui sentent bon le Moët et le Chandon, faudra bien qu’on les paye, un jour.
Moi, si je peux, je les payerai en nature !

Pierre d’o

Merci et bravo…

Merci aux auteurs de cet exercice crasseux de l’arrogance et de la provocation.

Merci aux auteurs de cet exercice crasseux de l’arrogance et de la provocation.
Merci de nous donner souvent, étalés sur nos murs ou vomis en couleur dans nos quotidiens, nos hebdos, des exemples de ce qu’il ne faut pas faire, des modèles à ne pas suivre, des spécimens qui dépassent notre imagination…
A l’heure où il convient de calmer le jeu, à l’heure où la répression devient un oreiller sur lequel paresse l’état démissionnaire, représenter une vingtaine de cheiks en djellabas se lamentant autour d’une Volvo écologique, pardonnez-moi, ça n’a pas de nom.
Que la bande de crétins qui ont commis (sans la signer !) cette annonce ne s’étonne pas de recevoir des menaces, non pas des rois du pétrole – qui eux, en ont encore pour se marrer pendant cent ans – mais des fanatiques, nourris par l’exclusion, l’ostentation, la suffisance de notre bel occident, mais de leur pairs également.
Que l’équipe de sots qui ont commandé (et payé !) un tel concept expie cent ans leur hautaine légèreté. Ce matin, nous devons affronter une nouvelle vague, étalée sur nos murs et vomis en rouge et blanc dans notre quotidien, d’annonces
qui ne font pas moins honte à ceux qui, comme moi, foulent la terre de notre pays avec des idées moins étriquées que l’UDC.

Confusions…

« Del Ponte, Carla, pas Bruni. Buenos Aires, Carla, pas Dakar. La vie devant eux, Carla, pas la nostalgie d’avoir été… »

« Del Ponte, Carla, pas Bruni. Buenos Aires, Carla, pas Dakar. La vie devant eux, Carla, pas la nostalgie d’avoir été… »

Ainsi pourrait-on s’adresser à l’ex-procureure du TPI, institution que cette dame a véritablement porté, personne ne songe ici à le lui contester.

Madame Del Ponte, depuis la fin officielle de son mandat au sein de ce tribunal à l’été 2007, multiplie des signes désopilants de confusion. Quittant un pouvoir indéniable, présentant des exigences auxquelles la hiérarchie fédérale a complaisamment répondu, l’autre Carla s’est peut-être dit qu’un peu de notoriété ne pouvait pas faire de mal et que sa charge d’ambassadrice ne pouvait nuire à ce projet. Comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même, Madame Del Ponte s’est fendue d’un pamphlet dévoilant des faits qu’une ambassadrice en place aurait dû mettre à disposition officielle de ses successeurs. Au lieu de cela, transportée par les exemples médiatiques de la pin-up de l’Elysée et de l’excellent auteur du « Léopard sur le Garrot »(1), Madame Del Ponte blanchit quelques mèches supplémentaires à une ministre des affaires étrangères qui se serait bien passée de cette péripétie. Ah, pouvoir, gloire, notoriété, quand vous nous tenez…

Dommage, Madame, car si vous n’aviez rien à prouver, vous aviez tout à perdre.

Pierre d’o

(1) Jean-Christophe Rufin, médecin et ambassadeur de France au Sénégal.

Pas de quoi faire la fête…

J’aimerais tellement vous dire du bonheur, des choses bonnes à dire, de bonnes choses à entendre, des choses qui me tiennent à coeur…

J’aimerais tellement vous dire du bonheur, des choses bonnes à dire, de bonnes choses à entendre, des choses qui me tiennent à coeur…

Hélas, les cataclysmes et autres misères en tout genre qui accablent notre planète m’empêchent de m’adonner à autre chose qu’à ma mauvaise humeur.

En vrac, l’idée exquise de me balancer cinq minutes de Blocher au petit déj sur la Première (Il est comme Churchill, il a dit, Blocher: « Les grande homme qui fait les grand chose c’est chamais régompensé, he !! ), de voir patauger deux milliardaires dans le piteux cloaque de l’America’s Cup, de subir la mue de patrons d’horlogerie, de directeurs d’écoles d’art et d’anciens petits ex-parlementaires radicaux nechâtelois sur le retour en philosophe à deux balles.

Pas plus enthousiasmant, le procès indispensable mais inutile de Fourniret, le fossé qui sépare les moines tibétains et le gouvernement chinois, l’amalgame, les farcs, la mission d’urgence et ce besoin de hisser haut,
la grand-voile du navire Emotion, les deux démocrates qui se crêpent le chignon…

Côté nature franchement, rien de quoi sauter en yodelant sur la table du salon.
Voyez juste mon pauvre magnolia, même lui, fervent, comme l’an dernier, à un jour près, à déballer ses trucs roses, ses étamines et son pistil, encouragé par les cerisiers du Japon, les forsythias, qui nous foutent du rose, du blanc, du jaune avant le printemps.
La neige avait brûlé ses bourgeons. Résultat: ce qu’il exhibe aujourd’hui n’est qu’un ramassis de tutus fripés…
Vous les hirondelles, restez où vous êtes, je vous appellerai à la fin du printemps.