La voir faire le clown…

Je suis allé la voir faire le clown…

Je suis allé la voir faire le clown…

J’en étais resté à un rêve orange où de mes mains, je la décolletais, la décachetais, la déshabillais… J’en étais resté à la brune tonique, si bien sur sa voix, si bien dans ses notes bleues, si vivante dans ce swing qui la démange, ce jazz qui la déhanche.
J’en étais resté à tout ça, une grande féline généreuse, une de ces quadras qui nous les font aimer toutes, une superbe chatte à qui ce serait to much de dire Tu…

Morges, donc, hier soir 28 mai, « Folle parenthèse »… c’est pas moi qui l’ai dit…!
Première ombre, ou plutôt parasite, une horde de folaches survoltées qui devaient attendre cette soirée depuis leur dernière nuit d’amour. Hurlements, sifflets, reprises en choeur, battements des mains… Je me dis que ma Liane préférerait peut-être avoir moins de fans que celles-ci.

Je ne vais donc voir que son talent qui suffit à sauver ma soirée, même si ma Liane n’avait pas besoin de cette parenthèse pour me tourner la tête. Un autre effet de sa générosité… N’avoir rien à prouver, tout à perdre et se donner ainsi, c’est beau l’amour ! Car elle nous l’a dit avec la gouaille de Muriel: sa plus belle histoire, c’est nous !

Je vous jure…

Je vous jure que j’aimerais bien parler d’autre chose, mais c’est plus fort que moi…

Je vous jure que j’aimerais bien parler d’autre chose, mais c’est plus fort que moi…

Faut dire que vous avez du bol: vous avez échappé, dans le désordre, à Valérie G., à Cécile B. (vous inquiétez pas, je décode à la fin de l’article), à Angela M., à Jacqueline de Q. (…ben quoi, qu’est-ce que j’ai dit..?), bref, à une pléthore de dames que vous adorez ou détestez, mais dont un souffle de destin s’est emparé de mon attention.
Au point de se demander de quel bois je me chauffe: entre la volatilité d’un sans-plomb 95 un peu fade et mou, la virilité du gazoil qui transporte les 50 kilos d’une pléiade de guenons quadras épilées, juchées sur 4 roues allemandes en alu, toutes majeures et motrices…, l’alibi du bio-éthanol et des crétins qui se branlent devant le porte -clé de leur break suédois… La planète se meure, mais tellement doucement. Pas de panique donc.
En attendant, faut se farcir cette campagne de pub qui va finir par nous faire crever tous.

On nous disait dans 24 heures que plein de femmes bien (c’est quoi, au fait, une femme pas bien ?) ont décidé d’adhérer à l’UDC. Pour illustrer cette idée de volume, on nous montre une foutriquette nourrie depuis sa première colique néonatale aux mamelles du parti, une arriviste à qui aucun autre parti n’aurait confié même la clé des champs et une sexa qui dit bien aimer qu’on appelle un chat un chat…Tout un programme, dirait le grand Charles (De Gaulle).

En les cuisinant un minimum, elles avouent toutes, au plus tard à la cinquième ligne de l’interview, qu’elles n’adhèrent tout de même pas trop à la notion de « la femme aux fourneaux »… Allons-donc !
On peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le c… Pierre d’o, voyons !

Rencontre avec Ana…

Sous le soleil du court trajet qui nous conduit de son palace à la vieille brasserie lausannoise, je lui parle un peu de la ville et du petit succès qu’elle se taille auprès des noctambules.

Sous le soleil du court trajet qui nous conduit de son palace à la vieille brasserie lausannoise, je lui parle un peu de la ville et du petit succès qu’elle se taille auprès des noctambules. Je ne manque pas l’occasion de situer notre bonne ville en province, peut-être pour ne pas lui laisser croire une seconde qu’elle est dans le monde, ici, sur le pavé tiède de cette « paysanne qui a fait ses humanités » chère à Gilles. A l’affût d’atours dont je pourrais nous parer, vous et moi, vaudois, je lui montre une affiche de Carmen qui se joue bientôt à l’Opéra de Lausanne.

Bientôt installés au Romand, dans le brouhaha convenu des serveuses qui s’interpellent, des cendriers qui s’entrechoquent, elle est en face de moi, telle que je la voulais, hors champ, à contre-coeur.

On se tutoie, Ana ? OK. Ta vie est une grande fête. Du début à la fin de ton album « Amor latino », les rythmes et les mélodies s’enchaînent. Tu démontres que tu y respires, que tu passes si bien de cette Espagne qui roule dans tes veines, aux complaintes plus secrètes qui se faufilent dans la Médina. Du regard altier d’une belle andalouse, tu passes au sourire gêné d’une jeune fille de bonne famille. En dansant, tu transformes la scène en jetée tendue vers le sud, sur un rivage d’Almeria, dans le soir qui te prend.
Le petit miracle des ambiances qui se métissent peut se nouer maintenant, dans le roulement des percussions, des guitares qui conduisent le bal. Je voulais dire Flamenca, pensant l’avoir inventé, et c’est trop tard – il s’agit d’un vieux roman occitan perdu dans le secret d’un anonyme – ce sera donc Ana, découverte sur les ondes de toutes les radios, dans la lumière du mois de mai qui annonce l’été.

J’ai bien aimé ta confidence, Ana, celle qui t’éloigne du monde de la nuit et de ces noceurs avinés, de la fumée qui travestit la détresse en liesse, laissant les vies en lambeaux.

Site officiel de Ana : http://www.analatina.net/

Site officiel de Cesart Production : http://www.cesart.ch/

Excellente initiative…

Bon, ce n’est pas un élan dévorant qui ce matin, m’emporte dans un flot de bons mots passionnés…

Bon, ce n’est pas un élan dévorant qui ce matin, m’emporte dans un flot de bons mots passionnés…

Comme mille autres « curieux », j’étais hier soir à l’UNIL pour écouter Madame Widmer-Schlumpf. Venais-je plus, en voyeur pervers, toiser le véritable intérêt des invités ? Voulais-je croiser, frôler, humer celle qui, incontestablement, montre un coffre qui manque singulièrement à d’autres dames à poigne ? Pensais-je pouvoir naïvement échapper, une seule fois, au spectre de la niaiserie des questions ?

Je me suis finalement laissé mener par le discours de cette sacré bonne femme, UDC peut-être, menteuse, qui sait – Qu’un seul politique élu lui jette la pierre ! -, dure sûrement, mais déterminée. Et comme c’est en principe à la taille et à la nature de l’adversaire que l’on mesure la détermination, la grisonne prouve qu’elle n’en manque pas et se charge de le rappeler. Sans surprise, une majorité de questions de l’auditoire ont porté sur l’intégration, l’asile et la naturalisation. C’est vrai qu’avec les affiches rouges qui drapent nos murs de pierres sèches, elle ne pouvait pas espérer qu’on l’épargne sur le sujet. Même terriblement convenue et conforme à ce que prône son parti, sa position paraît plus digeste, peut-être parce qu’elle s’éloigne de l’image des mufles phallocrates qui le dirigent. Juste parce que c’est une femme et qu’on sent que son point de rupture est plus bas, que son coeur est plus gros, que son idéal est plus avouable.

D’autres femmes et inévitables célébrités avaient fait le déplacement, de la palissante gloire radicale saucissonnée dans un 38 de lin blanc ridicule, au sautillant baron de l’Ecal, il y en avait pour tous les goûts, à venir saluer l’excellente initiative de Philippe Leuba.

Et puis, nous étions un peu chez nous – Ah! Province, quand tu nous tiens ! – lorsqu’un vigneron de Chardonne-en-Lavaux de l’Unesco est venu rappeler que même en bon UDC, on peut regretter la difficulté d’engager des étrangers pour vendanger !

Juste pour voir…

Connaissez-vous Michel Nieto, Michael Wunderman, Patrick Heiniger, Juan Carlos Torres, Georges-Henri Meylan, Franco Cologni, Philippe Stern, Philippe-Leopold Metzger, Carlos Dias, Thierry Nataf ?

Connaissez-vous Michel Nieto, Michael Wunderman, Patrick Heiniger, Juan Carlos Torres, Georges-Henri Meylan, Franco Cologni, Philippe Stern, Philippe-Leopold Metzger, Carlos Dias, Thierry Nataf ?
Saviez-vous pourtant qu’il s’agit des capitaines des plus grandes marques de montres helvétiques ?

Ceux qui s’ingénient à multiplier les complications, à entretenir le mythe subtil de la confidentialité, de l’exclusivité, de l’excellence, de la patience qui les relie directement au monde du temps qui passe. Ceux qui ne sont pas forcément « bons vivants », truculents, hyperactifs. Ceux dont l’ego ne forme pas inévitablement des bourrelets narcissiques, ceux qui ne nous saoulent pas immanquablement avec leurs sirènes ultra-libérales, leur borgorygmes gras et satisfaits. Ceux qui ne se branlent pas avec des chaînes TV bidons, des prises de tête philosophiques à deux balles. Ceux qui ne cultivent pas nécessairement leur hilarité bon-enfant aux micros d’une presse qui décidément, n’a plus qu’une demi-douzaine de people patauds à se mettre sur la FM.

Comme quoi il est pratiquement superflu de fabriquer de belles choses pour faire de bonnes affaires.
Pierre d’o