Prête-moi ta plume, mon ami Pierre d'o…

Le gaillard est franc, solide.

Le gaillard est franc, solide. Compagnons de l’eau qu’ils déplacent à grandes brassées, jusqu’aux portes de la Noël, des sommets qu’ils égrainent au pas de course, lui et son héroïne frayent dans l’effort, suivis de quelques adeptes et néanmoins amis. C’est une bande d’enragés de la basket, de fêlés du Camelbak, de siphonés du crampon, qui semble suivre cette amie, cette soeur de rêve. Le gaillard s’aventure et les mots l’emportent dans un tourbillon de parfum de fantasmes et de soufre. Il semble que les exigences, que la fragilité, la ténacité de la belle fasse mouche.
Un jour, doucement, après une des ces délicieuses séances sado-maso où, associé d’occasion à la bande en question, j’ai escaladé et redescendu un sommet en moins de temps qu’il faut pour écrire ce billet, le gaillard, toujours solide mais avec le timbre ému d’un gentilhomme méridional, m’a soufflé quelques mots: « Exceptionnelle, coquine, secrète ». Quelques pensées que lui inspire cette muse dont il dit volontiers – peut-être pour brouiller les pistes – que c’est une femme, mais qui en a… Allez comprendre !
Pondu pour lui et à l’occasion de l’anniversaire de la belle, je livre ce billet à ses admirateurs. Qu’ils se débrouillent avec le gaillard à qui, vous l’aurez compris, je n’ai rien à refuser, sans blague.
Bon lundi et à bientôt.

J'osais même pas l'espérer…

Incroyable !

Incroyable ! Là, rien que pour moi, entre deux lampées de mon lungo lait froid, deux des spécimens les plus encombrants du paysage médiatique romand réunis dans un match aussi inutile qu’une page people de la presse dominicale ! Quelle aubaine ! Je veux bien sûr parler de la joute culinaire à laquelle se livraient Jean-Claude Biver et Pierre Keller, organisée par…le groupe des cliniques Hirslanden ! Circulez, y’a rien à voir, on est en « First ». Il n’est plus question ici du prix d’un Paris-Dubai mais du millésime du champagne que l’on sert à bord.

N’ayant d’égal qu’une constance métronomique à exhiber le néant, le propos est froid, gratuit, convenu. Et il faut digérer ça le jour du seigneur…

Je vous entend, certains, me dire, la moue généreuse, l’arcade mielleuse : « C’est bon, arrête-ça, rentre dans le rang ! »…je suis désolé, j’y arrive pas ! C’est qu’à mes yeux, voyez-vous, la valeur ajoutée est un état d’esprit, une condition qui va faire de nos descendants des larves ou des artisans, des cerfs ou des conquérants. Mais dans cette bataille, l’enjeu n’est pas rutilant, bruyant, truculent. La quête est intrinsèque et chaque électron de nos survivants en sera le principe actif. Ne pas croître pour échapper à son destin, mais être et agir pour faire de notre passage une trace dans laquelle nos enfants n’auront pas honte de se reconnaître.

Vaste programme à l’heure où les plus combatifs sont en passe de baisser les bras…L’humanité disparaîtra, bon débarras, Yves Paccalet, Arthaud 2006.

High society ?

Sur les ondes de la RSR et fidèlement à son exquise nature, le délicieux Christian Lüscher devisait – avec ce qu’il souhaitait sans doute que l’on prenne pour de l’esprit – sur les facultés de séducti

Sur les ondes de la RSR et fidèlement à son exquise nature, le délicieux Christian Lüscher devisait – avec ce qu’il souhaitait sans doute que l’on prenne pour de l’esprit – sur les facultés de séduction des hommes de gauche et sa compassion pour les femmes du même bord. « Plus drôles, les hommes de droite, moins dogmatiques, et puis, au moment clé: Yeahh!! Ce sont eux qui sortent leur tape-mouche pour régler l’addition… Coincées, les femmes de gauche, préoccupées, difficiles à amuser… »

Consternant ! Et ce genre de personnage, en siégeant à Berne, est sensé porter haut l’idée du libéralisme mondain et décomplexé… Mais il ne reste, en grattant un peu l’anthracite métallisé, qu’un disciple glabre et lisse des barons qui vrombissent de leur étude aux cocktails branchés, prônant la satisfaction bien goguenarde de jouer dans la cour des winners…

Heureusement, il y a des gens bien à gauche, à droite, au centre et ce n’est pas à un bluffeur pétaradant d’en dresser la liste. Si les femmes de gauche sont préoccupées, plus difficiles à amuser, c’est qu’elles ont leurs yeux grands ouverts sur le monde et sur les gens de coeur.