Lettre ouverte aux médias de l'Hexagone…

J’aime pas les chauvins, les cocardiers, les nationalistes, les superpatriotes.
Les supporters me gavent, les fans me soûlent, les hooligans me gonflent.

J’aime pas les chauvins, les cocardiers, les nationalistes, les superpatriotes.
Les supporters me gavent, les fans me soûlent, les hooligans me gonflent.
Mais là, franchement, vous m’épatez. Je sais qu’il vous court sur le haricot, le Roger, quand il dit qu’il a bien joué, qu’il est content de son jeu, de son match, de son année, malgré tout. Evidemment, ce n’est plus qu’une loque aujourd’hui : deuxième mondial, vous vous rendez compte ?!!! Quelle honte !

Si je pouvais croire que Roger était pervers, rusé voire même retor, cela m’amuserait de penser qu’il vous a tous promené sur son gazon, huit mois durant. Comme le jongleur, le funambule qui s’y reprennent à deux fois, pour nous rappeler que si cela parait facile, ce pas même à votre portée de rester au top ten du Tennis-Club de Mantes-la-Jolie pendant quatre ans, non ?

Mais alors là, zaper la finale de l’US Open, sur toutes les chaînes, de la une à la deux, en passant par la trois, la cinq, la six et tout ce que le câble trimbale de niaiseries fanfaronnes, il y a quelque chose à dire ! Non, là, franchement, faudra faire mieux la prochaine fois, ou alors filer des trucs un peu efficace à vos Gasquet, Santoro, Monfils et autre Tsonga, de quoi vous redonner le goût de passer du tennis à la télé…
A votre décharge, c’est vrai que c’était un peu tard, hier soir. Un peu tard pour vous… Bonne nuit les amis.