Pas si con..

Pas si con, cette neutralité, cette façon « d’être » sans avoir été, cette manière d’avoir échappé à tout, aux guerres, aux bombes à la misère…

Pas si con, cette neutralité, cette façon « d’être » sans avoir été, cette manière d’avoir échappé à tout, aux guerres, aux bombes à la misère… Pas si con ce secret bancaire, cette façon d’en vendre un petit bout, cette faculté de négocier,quoi qu’on en pense, cette expertise, quoi qu’on en dise. Pas si con cette démocratie, toutes ces langues, ce pays, cette illusion…Pas si cons, Werner, Arnold et Walter, pas si con ce serment, cette image, ces trois suisses, cette histoire, cette illusion…
Pas si con cette croix, blanche comme neige, cette croix qu’on porte haut…

Pas si con ce non, ce 6 décembre 1992, ce dimanche noir, cet espoir de vivre en suisse, seuls et cons , longtemps… Pas si con de s’en tenir aux lois, de rester droit, de coffrer Polanski… Pas si con de ne pas écouter ce qu’on dit ailleurs, ou ce qu’on ne dit pas, d’ailleurs, car nous n’existons pas, ne nous berçons pas d’illusion…

Moi…

« Moi »… Puisque c’est ce pronom qui trône vaillamment dans mon agenda à la date que nous vivons.

« Moi »… Puisque c’est ce pronom qui trône vaillamment dans mon agenda à la date que nous vivons. Moi, parce que c’est aujourd’hui que je ne pense qu’à moi, même si inconsciemment, je ne vis que par vous, puisqu’il n’y a que vous qui comptez. Vous n’êtes pas l’enfer, comme le redoutait Sartre, vous êtes absolument ce qui fait que je suis moi et que j’ existe plus que vous, ce jour, et ce jusqu’à minuit.

Dans
ce petit univers réduit, dans cette 365e fraction d’année, en cette fête nationale brésilienne, vers la fin de cet été qui nous réduit à apprécier le soleil qui brille plutôt que les degrés qui s’amoncellent, l’amitié fera son oeuvre.

Parmi ceux qui pourraient me faire un petit mot, il y a ceux qui trouvent ça mièvre et convenu et ne le feront pas, ceux qui n’y penseront pas, ceux qui ne l’auraient pas fait mais le feront, ceux que j’attendrai et les autres, ceux qui devraient et ne pourront pas, ceux que j’attendrai et à qui je pardonnerai, ceux que je n’attends pas et à qui je ne pardonnerai pas… Beaucoup de monde, quelques amis, quelques chéri(e)s, traqué(e)s et entretenu(e)s, tous moyens confondus, quel que soit le souk, de skype à Facebook

Ne vous tourmentez point, vous, amis, contentez vous d’accorder votre coeur et dites vous qu’il suffit d’être là, même si ce n’est pas le jour J. Je vous aime.

Lâcher prise…

Franchement, cynisme pour cynisme, vous y voyez un inconvénient vous ?

Franchement, cynisme pour cynisme, vous y voyez un inconvénient vous ?

Voici des années qu’on y pense, qu’on se demande, qu’on hésite, qu’on ergote… Et Paf ! Voilà ce bon Mouammar qui vient nous secouer, nous aider à voir les choses en face : la Suisse n’existe pas ! Pas plus que ses autorités d’ailleurs, et encore moins la légitimité des valeurs qu’elle défend. Alors allons-y, prêtons main forte à ce beau projet, enfin un, qui va nous transcender, nous élever, laver cette tare qui nous oppresse, qui nous comprime… Foin de secret bancaire, de neutralité, de rivalité, de barrière de röschti, de pluralité linguistique qui coûte leur avenir fédéral à de braves et valeureux ministres francophones… Non, franchement, c’est bien..vous ne trouvez pas ? Et puis, franchement, on serait européen, enfin, vous vous rendez compte ? J’ai même réglé le problème des Grisons : Anschluss ! Pour une fois que ces bons autrichiens ne se font pas avoir !
Et puis pour finaliser l’opération, je vais demander un coup de main à mon pote Poncet, je suis sûr qu’il me fera un prix.