Clopestrophobie…?

Privation des libertés, entraves, contraintes…autant d’abominations infligées à ces pauvres forçats du mégot, condamnés à devoir se les geler en novembre sur les terrasses des bistrots, avec la même canette, le même Matin, le même chagrin…

Privation des libertés, entraves, contraintes…autant d’abominations infligées à ces pauvres forçats du mégot, condamnés à devoir se les geler en novembre sur les terrasses des bistrots, avec la même canette, le même Matin, le même chagrin…

Depuis que notre espèce s’est organisée socialement, elle n’a eu cesse de chercher, d’inventer, d’imaginer tous les moyens d’améliorer sa condition. Les progrès de la médecine, ceux de la science et parallèlement, de la communication ont permis d’identifier les comportements à risque, les substances nuisibles et les moyens de les gérer au mieux, dans un respect mutuel des droits et devoirs. La fumée tue à petit feu ceux qui s’y adonne…la fumée tue à petit feu ceux qui y sont innocemment exposés. Il convenait de les en protéger, comme nous protégeons les usagers de la route des chauffards, les citoyens des cambrioleurs, les lolita des Polanski, et les actrices des chanteurs…ni plus, ni moins. Vous allez me dire: « Oui, il n’y a qu’un ancien fumeur pour être aussi farouchement anti-tabac…! » et bien oui, voyez-vous, préoccupé, tourmenté, handicapé par ce vice, par cette prison, j’ai renoncé à fumer pour ne plus jaunir les murs, empester les habits, les cheveux de mes amis, pour ne plus voir se déchausser mes dents, pour ne plus tousser comme un tuberculeux du matin au soir, pour être mieux, pour être bien.

Fumer dans les lieux publics, c’est dépassé.
Et je ne l’affirme pas que dans mon propre intérêt, ayant même quelques amies, quelques potes, copains clopant, dont je tolère les effluves à Nicot comme un petit sacrifice entre amis. Ils se reconnaîtront et avoueront, pour ceux de bonne foi qu’au fond, ce serait bien d’être libéré.