Comptes de Noël…

A l’heure où j’écris ces lignes, 11’700 personnes sont mortes de faim aujourd’hui seulement alors que plus d’un milliard d’autres sont sous-alimentées.

A l’heure où j’écris ces lignes, 11’700 personnes sont mortes de faim aujourd’hui seulement alors que plus d’un milliard d’autres sont sous-alimentées. La malaria aura tué un million de fois cette année, les eaux contaminées de toute nature cinq million…
Si mes comptes sont bons, je pose de la misère, je retiens de l’injustice, j’additionne l’intolérance, le mépris, l’arrogance, le dédain, j’obtiens des conflits. Je multiplie l’abondance par la cupidité divisé par l’ignorance, je n’obtiens rien. Le vide sidéral, le désert, le néant pour tout théâtre, pour toute histoire… C’est la nôtre dont il s’agit, celle qu’ensemble, aujourd’hui, nous écrivons.

Celui que ne nous contestent même pas les musulmans en tant qu’homme est né aujourd’hui. Pour ce qu’il nous reste de spiritualité, de bonté, de générosité, ce jour est bénit et nul autre ne le contestera. Ce que chaque homme veut au fond, c’est la paix, celle du coeur. Alors, pour le prochain conte, qu’allons-nous offrir à nos enfant ?

Or donc, le Léman…

Que n’a-t-on dit, chanté, dansé sur le compte de ce miroir, de cet enfant qui pousse dans le ventre du Rhône ?

Que n’a-t-on dit, chanté, dansé sur le compte de ce miroir, de cet enfant qui pousse dans le ventre du Rhône ?

200e ami facebookien, j’avais promis de lui dédier un article dont d’aucun (et d’aucune surtout) souhaitaient être préservés… Qu’ils soient aujourd’hui rassurés : le fendant, le dorin, le sylvaner voire le viognier n’arriveront plus désormais à combler l’étendue désertique que notre démocratie cultive, laissant nos différences nous diviser.

Coïncidence qui donne à ce billet la patine qui tue : Manu, mon fils aîné, assume la paternité (ne t’emballe pas Caro !;-) de ce groupe FaceBook…
C’est lui aussi qui voulait, l’été dernier, voir de ses propres yeux, si le Rhône, c’est à dire l’eau de son lac, se jetait bien, comme sur la carte, dans les bras du grand Bleu…

 

Quand on est con…

Ce qu’il y a de fantastique dans les relations qu’on entretient avec les gens qu’on déteste, c’est que même si par inadvertance, pure paresse ou simple charité chrétienne, l’on décide de les épargn

Ce qu’il y a de fantastique dans les relations qu’on entretient avec les gens qu’on déteste, c’est que même si par inadvertance, pure paresse ou simple charité chrétienne, l’on décide de les épargner en novembre… Paf, les revoilà en décembre, prompts à nous rassurer sur leur belle santé d’emmerdeurs, de faschos, tout en nous rappelant le refrain de Brassens les concernant. J’avais, presque par inadvertance, un peu par paresse et sûrement pas par charité chrétienne, lâché les basques de Gfeller, Urs le bien nommé, en novembre justement. Passé maître dans l’art de souffler le froid puis le chaud, de remettre sans compter de son huile calvino-pontificale sur le feu de nos misères populaires, Urs Gfeller donc s’en prenait vulgairement aux Verts qui avaient osé remettre à l’ordre un de leur petit con. Décidément… ! Le grand thuriféraire de la Première, toujours à l’affût de la formule ampoulée, de la tournure qui tue, traitait pourtant les Verts de faux Verts, plus occupés selon lui, à travestir leur but de gauchistes qu’à se préoccuper d’environnement…

Hier matin, le bonhomme s’en prenait à Obama, le traitant de va-t-en guerre, maniant l’amalgame avec un art déroutant, le comparant au crétin qui l’a précédé…

La politique, ce sont des ambiances que l’on met en place, Monsieur. Un cap que l’on prend, des machines que l’on met en marche, une équipe que l’on forme, des tempêtes que l’on essuie, des cons que l’on mate.

Quand on pilote, noir et démocrate, un navire de 305 millions de passagers, qu’on décide, comme l’a fait Roosevelt 65 ans plus tôt, démocrate lui-aussi, de changer leur quotidien, en leur donnant un avenir, envers et contre tout, on est prêt, Monsieur, à prendre des coups et à ignorer les crétins. « Finir le boulot », pour un démocrate, un républicain, un vert ou un simple être humain, c’est ne pas livrer les afghans aux talibans, tout simplement.

Il faudrait être con pour en décider autrement.