Etre médecin… "Relecture".

J’aime les médecins. Ou plutôt tous les êtres humains qui, à un moment de leur existence, décident de dédier leur vie à la médecine.

J’aime les médecins. Ou plutôt tous les êtres humains qui, à un moment de leur existence, décident de dédier leur vie à la médecine.

Enfant, je m’endormais avec « Docteur Jean », le personnage qu’avait imaginé Maman. Ma soeur et moi attendions la suite de cette jeune vie dédiée aux autres, à leur santé, à leur bien-être, à leur bonheur, aussi. Son parcours n’avait pas été simple… Docteur Jean n’était pas très porté sur l’algèbre. Il s’était faufilé avec son sourire, dans les méandres de ses propres équations, bardé de son seul courage, celui d’en découdre avec les écueils de ses longues études. Docteur Jean était doux, un peu roux, pas trop. Tout le monde l’adorait. On le consultait, on l’écoutait. Il disait des mots simples, faisant de sa pratique l’instrument de son intérêt pour les autres.
Il y avait des drames, de la joie dans cette vie-là, du printemps, de l’espoir, un jardin, des êtres humains. Il y avait du réconfort dans ce monde-là…
En voyant vivre des médecins qui font autre chose, Ruffin, Aebischer, je me dis qu’on est médecin, une fois pour toute, qu’on tient ça bien au chaud, dans le creux de sa main, à l’ombre de son coeur; ça se voit dans les yeux, ça se sent dans leur bonheur. Je suis entouré de médecins, d’amies et d’amis. J’aime leur calme, leurs mains propres, cette posture qui les tourne vers les autres.
Je ne suis pas médecin et ne le serai jamais. Je continuerai donc de les aimer, regrettant de n’avoir donné à Maman la joie d’en devenir un, qui sait…

J’y pense, il y en a bien un que je ne comprends pas, ni ses choix, ni ses millions, ni ses honneurs; lui est loin du coeur de Docteur Jean, du mien et de celui des gens. Non, décidément, je ne comprends pas Monsieur Vasella.

Pierre d’o

Saint-Valentin…

Paraît qu’à cette occasion, hommes et femmes se donnent bonne conscience en se couvrant d’attentions stupides, échappant étrangement, l’un et l’autre, à ce qui serait pris, n’importe quand, pour un

Paraît qu’à cette occasion, hommes et femmes se donnent bonne conscience en se couvrant d’attentions stupides, échappant étrangement, l’un et l’autre, à ce qui serait pris, n’importe quand, pour un aveu puis une contrition… Ainsi donc la Saint-Valentin ne serait qu’une soupape hivernale, bardée de fanfreluches et de coeurs en toc, de cadeaux kitch et de bouquets beauf… Une sorte de grand pardon façon Manor ou Globus, voire Denner ou même Aldi… Alors moi qui n’ai d’autres occasions de vilipender quelques bisous, de semer quelques mots doux, à vous toutes, je vous dis merci de ne pas nous ressembler, à nous, les hommes et d’oser demeurer telles que vous êtes, sans poils et sans foot, sans chope et sans bide.

Pierre d’o