Les plus belles montagnes de Suisse

Points-forts
• Livre événement
• Une maquette sera fournie à l’OLF

Résumé du livre
Les yeux de Mario Colonel et de Jean Troillet ont trempé dans
le même ciel, celui qui offre sa voûte d’azur aux montagnes
du monde. Le premier les photographie, le second les gravit.
Pour Jean Troillet, la montagne est une personne avec qui
il convient de pactiser, de négocier le droit de se frotter à sa roche, de ramper le long de son échine.
Mario Colonel, lui, semble devoir s’éloigner d’elle pour mieux goûter les courbes que le soleil empourpre. Celles-ci sont souvent jonchées de quelques bipèdes, dressés entre leur ombre et le soleil.
Rapport à l’infi niment petit auquel nous renvoient ces monstres
minéraux, à l’infi niment humble aussi, au misérablement humain…
Bien que n’accueillant qu’un dixième des Alpes, la Suisse leur offre plus de la moitié de son territoire et laisse se dresser la moitié
des sommets de plus de 4 000 m que compte la chaîne !
Le propos de l’ouvrage est résolument empreint du respect qu’inspire la montagne. Des images à couper le souffle,
souvent inédites, à travers le regard commun et passionné
de deux hommes que le projet rassemble.
Chaque montagne a son histoire, souvent perdue dans
les plus vieux grimoires ou ressurgi le jour où quelque fou décide
de l’escalader. La nature des montagnes, en nous rapprochant
du ciel et de son mystère, célèbre leur beauté universelle.
Elle est source de vie et de simplicité, elle offre à l’homme de prendre un peu de hauteur et de s’émouvoir devant tant de force immobile. C’est cette force que célèbre le regard des deux hommes sur plus de soixante-dix reines de granit et de calcaire.
Un festival d’ombres et de lumière, un ballet d’aubes oranges,
de soleil au zénith, une ode à la nature.
Du Dolent au Piz Buin, de l’Eiger au Cervin, le livre veut tenir
sa promesse de beauté brute, émaillée d’anecdotes et de récits, d’histoires dans lesquelles la nature est un théâtre de merveilles.
Pierre-Dominique Chardonnens

 

Les dimanches qu'on mérite…

Si comme moi le dimanche, vous hésitez entre une course en montagne, un tour en vélo, un pic-nic, une virée en moto, une grasse matinée avec câlin, une journée d’écriture, de lectu

Si comme moi le dimanche, vous hésitez entre une course en montagne, un tour en vélo, un pic-nic, une virée en moto, une grasse matinée avec câlin, une journée d’écriture, de lecture, une tournée de musées, une journée de rangement, de remise en question, une séance de glandage sévère, une visite à la famille, un brunch entre amis, une leçon de jardinage, si comme moi, vous savez que vous vous retrouverez en fin de journée en constatant que vous n’avez STRICTEMENT rien fait, si le fait que cela ne vous déprime même pas vous déprime, si pour toutes ces raisons, pour tout cet enthousiasme forcené vous décidez de vous lever à 8h pour votre premier café, n’allumez pas la radio et surtout pas le Première. On vous a supprimé les Zèbres, Aqua Concert, la Soupe et j’en passe, mais pas Monsieur Jardinier ! Alors depuis hier, à toutes ces activités qui pourraient me faire oublier que c’est dimanche, je rajoute le suicide… On pourrait se retrouver tous et faire ça ensemble en écoutant Monsieur Jardinier, jusqu’à l’accident cérébral…

Pierre d’o

Preuve d'amour…

En plus de la souffrance, du manque, de l’amour-propre blessé, il faut respecter le silence, la distance, aider l’autre à tenir bon, préserver les miettes de considération qui restent, se limiter,

En plus de la souffrance, du manque, de l’amour-propre blessé, il faut respecter le silence, la distance, aider l’autre à tenir bon, préserver les miettes de considération qui restent, se limiter, se restreindre…
Rôle de misère alors qu’on se sent conquérant, prêt à tout pour déployer l’océan de tendresse et d’attention qui nous anime…
Le laisser voguer à son aise, le réconforter presque, lui prouver qu’on l’aime en lui épargnant nos larmes… Ne rien pouvoir y faire, ne pas pouvoir rassembler ses forces et escalader la montagne, franchir le fleuve, braver le monstre…

Un rôle à l’envers où le courage est l’abandon et le silence de l’amour…

Pierre d’o

Larmes, processions, incantation, indignation

Tout le monde se fout de tout le monde, comme les bipèdes asservis et écervelés de « La Machine à remonter le temps » de Wells.

Tout le monde se fout de tout le monde, comme les bipèdes asservis et écervelés de « La Machine à remonter le temps » de Wells.

Un capverdien meurt poignardé à 5 heures du matin à la place de l’Europe…à Lausanne, cette bonne vieille « paysanne qui a fait ses humanités » comme le chantait le poète
Alors on se rassemble, on déploie des banderoles, on pose des fleurs, des bougies, on imprime des t-shirts, on créé des pages Facebook, des poèmes, on pleure, on implore, on scande, on interpelle les autorités: « Il faut que cela cesse, toute cette violence, mais que fait la police, c’est un scandale ! »
Je ne vais pas me faire des amis, là mais franchement, ça fait quoi, un honnête père de famille nombreuse, à 5 heures du matin, à la place de l’Europe ? Les nuits lausannoises, l’alcool, la fête, la techno, ça n’engendre pas l’amour, la générosité, l’attention, la conscience des autres… N’attendez rien des autorités, de la police, ou alors allez jusqu’au bout. Faites interdire les fêtes et mettez-vous à vous aimer, pour de bon, pour de vrai.

Pierre D’o

L’Euro qu’on mérite…

Je ne connais rien au foot, personne n’a su me donner une définition conviviale du “hors-jeu”, je n’aime pas Blatter et tout ceux qui confondent sport et business

Je ne connais rien au foot, personne n’a su me donner une définition conviviale du “hors-jeu”, je n’aime pas Blatter et tout ceux qui confondent sport et business, je ne crois pas une seconde que les millions de têtards qui tapent dans des ballons de fortune dans les banlieues crasseuses de Sao Paulo ou de Séoul, rêvent d’autre chose que d’échapper à leur vilain futur, je ne crois pas à la beauté du geste, l’identification des peuples à leurs champions m’exaspère autant que leur stupide et gratuite fierté, je suis convaincu que le foot ne vaut pas mieux que certaines religions qui entraînent dans leur sillage factice les plus modestes d’entre nous…

Dimanche, l’Italie et l’Espagne s’affronteront en finale de l’Euro 2012…
Deux grandes nations du foot devant l’éternel…

Hier, les dirigeants de la zone Euro ont convenu d’une aide de 120 milliards d’euros…à l’Espagne et à l’Italie…! Vous allez me dire que ça n’a rien à voir… mais vous ne m’empêchez pas de me dire: “On a l’Euro qu’on mérite!”

Pierre d’o

Rien à foot !

Je sens que je vais me faire des amis, là…

Je sens que je vais me faire des amis, là…
J’étais hier soir à Lausanne vers 23h00, traversant la place de l’Europe en direction de la station de métro.

Non, je n’ai pas passé ma soirée à siroter des hectolitres d’insipide Heineken tiède dans des gobelets en plastique, dans ce que les vaillants organisateurs appellent la “Fête de la Musique”. Soirée cinéma avec le déroutant “Adieu Berthe” de Podalydès qui s’en tire plutôt bien avec le jeu des excellentes Isabelle Candelier et Valérie Lemercier…

En arrivant au bord de la route qui borde la place en boucle, une bonne trentaine de véhicule pétaradant, klaxonnant, se massaient derrière un cordon de police à la hauteur de l’ascenseur. “Connards, enculés !” lâchait ce jeune homme en débardeur, canette au bout de son bras levé. Tout ce que Lausanne et sa banlieue devaient compter de pistons se mirent en branle une fois la route ouverte. Crissements de pneu, coup de gaz jusqu’au rupteur, quads, scooters, wheeling improbables, gamines tendues à l’extérieur des fenêtres, frisant la chute à tout moment, drapées de vert, de rouge et d’or…le Portugal, ou plutôt Ronaldo venait de marquer, et donc de gagner sa place en demi-finale de l’Euro.

Je dois être vieux, définitivement, vieux et con, mais je dois avouer que j’aime encore moins le foot et l’effet qu’il produit sur nous. Mon coeur compte quelques amis portugais, très chers et auxquels je tiens. Ils sont travailleurs, intelligents, volontaires, cultivés et pour les natives de cette terre aux confins de l’occident, séduisantes, douces et résidentes inconditionnelles de mon coeur. Mais à l’heure où le pays, comme son voisin et d’autres bientôt, se meure, se dissout dans l’Europe du fric et de la frime, cette démonstration m’a convaincu que le foot n’amène rien, mais alors strictement rien à l’être humain, que du rêve et du nationalisme gratuit. Je dois être vieux et con… Meus amigos portugueses, eu o amo.

Pierre d’o

Se souvenir de l’essentiel…

a notoriété, en ces temps difficiles, que l’on ait fait perdre un milliard à une banque, ou que l’on ait copulé dans une piscine sur M6 et en prime time, que l’on soit le fils, l’otage ou l’assassin de, la notoriété disais-je, voyez-vous, tient en somme à peu de choses…

La notoriété, en ces temps difficiles, que l’on ait fait perdre un milliard à une banque, ou que l’on ait copulé dans une piscine sur M6 et en prime time, que l’on soit le fils, l’otage ou l’assassin de, la notoriété disais-je, voyez-vous, tient en somme à peu de choses…

A l’aune de la valeur des oeuvres, des actes ou des vies, tout simplement, la notoriété ne s’embarrasse pas des détails. Un quart de buzz, un soupçon d’Illustré, un zeste déplacé…et hop, on est prêt pour Ruquier, Ardisson, Darius ou, soyons fous, Fathi et le grand oral de sa Télé…

Absentes substantielles parmi les qualités que l’on souhaite aux grands de ce monde, éloquence, intelligence, modestie, culture, authenticité, créativité n’étranglent pas certains locataires de l’excellente Wikipedia. Ainsi et en vrac,  chansonnier pour enfant sur le retour, directeur d’école d’art sur le départ, leader xénophobe, épouse de navigateur vaincu semblent réunir un nombre de critères très suffisant pour voir leur étonnante biographie s’afficher…

Chagrin, dépité, remué comme un mauvais matin, je m’interroge…

Il y a vingt ans naissait la Fondation Mère Sofia, du nom de cette moniale orthodoxe dévouée aux plus démunis d’entre nous…

De cet femme affable, farouchement anonyme, généreuse dans ses luttes, ses actions, ses interpellations, pas de trace dans l’encyclopédie du nouveau millénaire…Chercher l’erreur…

Pierre d’O

Désolant…

Vous n’en faites pas un peu trop là…

Vous n’en faites pas un peu trop là…

Franchement, quel pathétique spectacle que cette droite “unie”, ces radicaux, ces libéraux, loyaux, reconnaissants envers cet UDC, brave parti à qui les ministres de droite sortant doivent leur réélection… Il faut vraiment avoir la mémoire courte pour afficher tant d’hypocrite bonheur à faire campagne ensemble, dans l’euphorie d’un coucher de soleil… Mais on touche le fond dans le piratage des affiches de Vaud libre voire de Toto Morand, méthode qui n’a rien à envier aux pires pratiques des banlieues bananières !
Mis à mal par cette même droite qui, en vierge effarouchée, vient les soupçonner d’écouter battre leur coeur à gauche, les médias usent de ruses de sioux pour faire passer des articles de plus en plus complaisants. La polémique concernant l’antériorité de l’inscription de Claude-Alain Voiblet à l’UDC jurassienne est juste digne du plus médiocre épisode de Don Camillo ! Est-ce que l’UDC s’appelait encore PAI ou PAB, est-ce que Voiblet est blochérien oui ou non, est-ce qu’il est fréquentable, oui ou non ?
Voiblet ne sera jamais le successeur légitime de Jean-Claude Mermoud pour un paquet de très bonnes raisons, n’en déplaise à ce “stratège” de l’UDC… Qu’on le veuille ou non, il appartient à ce parti qui est capable de mettre une cruche sotte et inculte à la tête de sa section genevoise et de laisser ses membres frayer avec n’importe qui. Je me faisais une autre idée de la droite vaudoise… Tout fout le camp !

Pierre d’o

Musée de Nuit

Lorsqu’en avril 1987, je demandais à Jacques Straesslé d’animer un studio portrait dans les jardins du Musée de l’Elysée, pendant la Nuit de la Photo, il me proposa presque instantanément de réaliser ce travail à la manière de Philip Halsman en faisant sauter ses modèles devant la caméra.

Lorsqu’en avril 1987, je demandais à Jacques Straesslé d’animer un studio portrait dans les jardins du Musée de l’Elysée, pendant la Nuit de la Photo, il me proposa presque instantanément de réaliser ce travail à la manière de Philip Halsman en faisant sauter ses modèles devant la caméra.

Une fois l’idée admise par Charles-Henri Favrod, on se mit au travail pour trouver les moyens techniques d’éclairer les 600 m2 de ce “plateau” improvisé.
Le 24 juin, à la nuit tombée, Jacques Straesslé se mit au travail, assisté des élèves du CEPP. Christophe Gallaz, Jacques Pilet, Michel Bührer, Marco Bishof, Jean-Charles, Monique Jacot, Luc Chessex, Jean-Yves Petiot, Michael von Grafenried, Daniel Bourquin, Léon Francioli, François Lindemann, Dany Lary, Simon Edelstein, Pierre Keller, Jean-Claude Curchod, Sebastia Salgado, Michel Porchet, Jean Genoud et bien d’autres furent saisies durant leur louable effort d’élévation devant l’objectif. Quelques semaines après, Jacques Straesslé remportait le prix “Polaroid” du concours de la Triennal International de la Photographie de Fribourg. Au printemps 1988, je publiais un petit ouvrage dédié au projet auquel Christophe Gallaz s’associa en signant les légendes.
L’originalité du résultat encouragea Charles-Henri Favrod à programmer l’exposition d’une cinquantaine de ces portraits de personnalités au Musée de l’Elysée durant la Nuit de la Photo 1988.

Pierre-Dominique Chardonnens

Vous pouvez acquérir ce petit livre au format poche au prix de CHF 20.- en nous adressant un mail à l’adresse suivante : edition@metaphores.ch.

C’est quoi tout ça ?

C’est quoi ce parti auquel les maires élus ont honte d’avouer l’appartenance ?

C’est quoi ce parti auquel les maires élus ont honte d’avouer l’appartenance ?

C’est quoi ce parti qui n’arrive pas à réunir la signature de 500 misérables maires sur les 36’000 que compte la France ? C’est quoi cette gerce qui ne veut pas comprendre que c’est en cachette qu’on vote FN ? C’est quoi ce pays qui va éjecter son président au lieu de lui laisser terminer son boulot ? C’est quoi ce monde qui veut travailler 35 heures, avoir 6 semaines de vacances, ne pas payer d’impôt, voir les primes d’assurance-maladie baisser, les salaires augmenter, la fumée autorisée, l’anonymat garanti, la bonté mise au placard ?