Tout le monde se fout de tout le monde, comme les bipèdes asservis et écervelés de « La Machine à remonter le temps » de Wells.
Un capverdien meurt poignardé à 5 heures du matin à la place de l’Europe…à Lausanne, cette bonne vieille « paysanne qui a fait ses humanités » comme le chantait le poète…
Alors on se rassemble, on déploie des banderoles, on pose des fleurs, des bougies, on imprime des t-shirts, on créé des pages Facebook, des poèmes, on pleure, on implore, on scande, on interpelle les autorités: « Il faut que cela cesse, toute cette violence, mais que fait la police, c’est un scandale ! »
Je ne vais pas me faire des amis, là mais franchement, ça fait quoi, un honnête père de famille nombreuse, à 5 heures du matin, à la place de l’Europe ? Les nuits lausannoises, l’alcool, la fête, la techno, ça n’engendre pas l’amour, la générosité, l’attention, la conscience des autres… N’attendez rien des autorités, de la police, ou alors allez jusqu’au bout. Faites interdire les fêtes et mettez-vous à vous aimer, pour de bon, pour de vrai.
Pierre D’o