Qui l’eût cru ! Il en faut peu, tout de même, pour poser des vrais questions, provoquer un grand débat, secouer les consciences, remuer le citoyen ! Deux malheureuses caissettes bleues dans le gris du matin, un bout de psaumes, bleu aussi, du jaune, manque plus qu’une bannière étoilées (la bleue, donc !) pour achever le cliché. Faudrait proposer ce dilemme à Infrarouge. Entre la caissette du Matin bleu boiteuse et celle de 20 minutes à moitié vide, y’a comme de la tempête sous les crânes qui se prépare, de la chair à micro, du gibier de plateau, du taf pour la télé. Et si Romaine est en forme, elle peut même s’aventurer dans le métaphysique et tenter de répondre à la question: pourquoi le journal de 32 pages est épuisé et pas celui de 64 ? Parce que c’est plus vite lu, banane !
Pierd’o
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Nous y voilà!
Bien sûr, on va m’accuser de mettre de l’huile sur le feu, ou plutôt du schnaps dans le papet, ou encore de la damassine dans les roestis… Eh bien oui, na ! Un brillant responsable du marketing de Tamedia, au micro de RSR-La Première ce matin, disait (je vous épargne l’accent): »(…)Il y a la place pour deux gratuits en Suisse romande, et vous savez bien que le Matin Orange est gratuit puisque personne ne le paie. » Vous avez vu, comment, sous les propos sibyllins et un peu naïfs d’un premier de classe zurichois, un quotidien romand existant depuis des décennies devient gratuit ? Et comment, dans la foulée (y’a pas de mal à se faire du bien!), le même monsieur ne donne pas cher du Matin Bleu. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont avantage à cartonner, avec leur 20 minutes! A faire péter le Nasdaq, à faire siffler le SMI, à atomiser le Dow Jones et le Nikkei, ceux de la Werdstrasse. Avec un égo de cette dimension, il va falloir changer la taille des caissettes! Mais ça, Edipresse s’en occupe déjà!(20 minutes, page 4)
Au fait,un gratuit, c’est combien d’exemplaires par personne?
Non, je pose la question parce que ce matin, à Ecublens, un employé d’une grande entreprise s’est emparé, sans sourciller, d’une cinquantaine de Matin Bleu et d’une quantité équivalente de 20 minutes! Je ne l’ai pas suivi jusqu’à la caissette du Matin Orange, de l’autre côté du centre commercial…
Pierd’o
Lettre à Joëlle Kunz
En relisant vos « Affaires intérieures » dans le Temps du 1er mars, je me suis dit: « A quoi bon, c’est vrai, à quoi bon réfléchir, disserter, publier, s’exposer… » Je vous aime bien Joëlle Kunz: pas de fard, juste du journalisme pur, juste des idées relayées par des faits, un regard. Mais ce regard, Joëlle, vous le posez dans le Temps. Moi pas. « Charabias. Bavardages. Parlotte parlée » avancez-vous. C’est plus simple lorsqu’on a une tribune, un nom, une plume. Alors le blog c’est pour tous les autres. Le blog, Joëlle, ça permet d’avoir un coeur gros comme ça, de dire qu’on est pas d’accord avec les périlleuses errances syndicales d’Un1a tout en aimant bien l’accent du concierge de la Boillat, le trémolo dans la voix des métalos, tout en détestant le rictus satisfait de l’administrateur et l’arrogance des princes du libéralisme.
Le blog, Joëlle, ça permet de se demander, par écrits, qui est le plus médiocre, Patrick Nussbaum ou Michel Jeanneret ?
Le premier aimerait que Pascal Décaillet fasse « plus sobre » sur les ondes de la Première entre 18h et 19h, le deuxième, titre dans le Matin-Dimanche du 5 mars: « La RSR demande à Décaillet d’abandonner «Forums» ». Le premier doit redouter que Décaillet lui fasse de l’ombre, ou illumine le ciel du PAS (Paysage Audiovisuel Suisse). C’est ça notre problème, faut pas être trop bien, faut pas s’emporter, s’envoler. Le lyrisme, la rhétorique, la finesse, la spiritualité, ça dérange, ça indispose sur nos ondes. Le deuxième donne dans le mauvais scoop gratuit qu’on verrait bien un 1e avril… Comme d’habitude dans le Matin. Pauvre Suisse. Heureusement qu’il y a France-Inter de temps en temps!
Alors, Joëlle, vous comprenez maintenant, à quoi k’ça sert, un blog? Sans compter, Joëlle, qu’à laisser les gueux, les besogneux de la prose vitupérer, on donne au public, par comparaison, l’occasion de se faire une idée de l’intelligence. Et là, vous avez de l’avance.
Joëlle, vous avez raison, vous n’avez pas besoin de blog pour qu’on vous aime. Et moi je prends le temps de vous le dire, non mais sans blog!
Pierd’o
La grippe des oiseaux
Ce pauvre Giono doit faire des looping sur son nuage: après le sida, la noma, la polio, le sras, voici la grippe des animaux, et pas n’importe lesquels, les oiseaux ! Ceux-là même que chantent Perret et Fugain, libres comme l’air, ceux-là même qui volent, symboles à eux-seuls de la vie sur terre et de l’innocence. Qui n’a rêvé, pétri d’idées noires, des pires cauchemars, d’une vie sans oiseaux. Et c’est ce qui se prépare, entre deux tsunamis, entre deux ouragans, entre Ahmadinejad et Kim Jong-il, entre Bush et Condi, entre vous et moi.
Déjà, voyez-vous, tout nous échappe.
Pierd’o
Grand débat (llage) public sur le cinéma suisse
Mon dieu, faites que personne ne nous entende, de l’autre côté du Rhône et du Doubs, de l’autre côté de l’art et du bon goût. Faites qu’une mégapanne gèle les ondes de la radio, de la télé qu’on fait chez nous, faites que ce qu’on dit reste chez nous, mon dieu. Faites que Constantin Gavras ait oublié ses lunettes en venant en Suisse hier, qu’il n’ait pas entendu notre radio, notre télé se demander si Grounding devait devenir un modèle pour le cinéma suisse !
Faites qu’il reparte vite ce matin, vers son destin, sans entendre les questions qu’on se pose, nous, sur l’avenir de notre cinéma. Tudjuuu les questions qu’on se pose par ici. Faites votre cinéma, messieurs, trouvez de l’argent, dînez avec Nicolas, écrivez, rêvez, entreprenez, mais de grâce, cessez de vous lamenter ! Pensez à Godard, à Tanner, à Reusser, à Yersin. Et vous les journalistes, ne nous faites pas passer pour plus provinciaux que nous sommes, de toute façon, quoi que nous fassions, dans l’art, le sport et la science, c’est une question de culture.
Pierd’o
Le français à l'école
Les alémaniques parlent mieux le français que nous le schwitzerdutch, c’est bien connu. Mais voilà que certains cantons d’Outre-Sarine ne voient plus l’absolue nécessité d’enseigner une langue, qui, au fond, n’est plus parlée dans le pays que par quelques soiffards oisifs, grévistes et bientôt chômeurs. Comme tout se décide entre Bâle et Davos, entre Berne et Schaffhouse, on comprend mieux pourquoi l’imparfait du subjonctif n’est pas le fantasme à la mode au Kreuz de Sarnen.
Alors pourquoi ne pas laisser nos frères de bannière (puisqu’on a bientôt plus qu’une croix en commun!) baragouiner l’anglais du business et continuer, nous, d’enseigner l’allemand à nos têtards, voire le schwitzerdutch, les préparant ainsi à tenir tête aux futurs Blocher, Fehr, Maurer et Stamm sous la coupole? On aurait enfin un peu d’avance.. A moins que l’anglais ne devienne la langue officielle! Mais jusque-là, j’aurai obtenu mon passeport européen à Istanbul, grâce à une copine turque.
Pierd’o
Ce qui me met en pétard!
Que le choix de la direction de Swissmetal soit bon ou mauvais, finalement, n’est qu’un détail dans le mauvais épisode qui se joue à Reconviliers.
A entendre les propos effrayants du porte-parole des grévistes, arrière-petit fils, petit-fils, fils, père et bientôt grand-père de petit gréviste lui-même, on se dit qu’il ne fait pas beau entreprendre de ce côté du canton de Berne! Et tous ces braves gens, du pharmacien au boucher, de l’ado gothique au bistroquet, de l’instite à Monsieur le curé, deviennent le jouet de leur propre rancoeur malsaine, ravalent la haine primaire du patron, rêvent à cette « Boillat » qui n’existe plus et qui n’existera plus, le mois prochain ou après-demain, de toute façon. L’industrie à changé, le monde à changé, mesdames et messieurs les Lantier du 20e siècle. Que vous le vouliez ou non, les entreprises ne sont plus à vous, les patrons ne sont plus des mamans, les collègues des frères et l’usine votre chose. Evidemment, c’est dur d’être là avec ses mains calleuses, ce gros noeud dans la gorge, vos yeux brillants et cette sale gueule en face ! Car en somme, c’est ça votre problème, non ? Evidemment, je vous comprends, mais c’est comme ça.
Les actionnaires financent, les ouvriers produisent, depuis la nuit des temps. Mais bientôt, vos patrons s’appelleront Khodorkovski ou Chen Xin Huan et ça n’aura pas d’importance car vous ne les verrez jamais.
Mettez-vous au boulot, bon sang ! La tête haute, concentrés, adroits, consciencieux, et regardez-les, yeux dans les yeux, ceux qui décident, le jour où, de toute façon, la Boillat ne sera plus. Et là, vous aurez bien agi.
Mais peut-être est-ce déjà trop tard…
Pierd’o
Les nouveaux horizons de Métaphores.
Le 1e juillet 2005, METAPHORES SA a repris le porte-feuille de l’agence ADVIMARK SA, désormais active dans le domaine du courtage en assurances. Continuant d’assurer nos prestations dans les domaines de la communication et de la formation, nous sommes heureux de pouvoir désormais répondre aux besoins de notre clientèle dans le domaine des médias. Un coup d’oeil à la page concernée vous renseignera sur l’étendue des services.
Le secteur de la formation s’enrichit lui d’une nouvelle gamme de cours que vous pouvez découvrir à la rubrique correspondante.
A nos nouveaux clients comme à ceux qui nous font déjà confiance, nous souhaitons un bon moment dans la découverte de ce petit concentré de communication.
A propos de la naissance de Jules
Il y a le Guiness Book qui rassemble des sots en mal de notoriété, il y a ceux qui courent après les flashs dans les salons, ceux qui s’auto-flagellent sur la banquise, dans des béquets, dans les creux du Pacifique, dans les abysses, il y a ceux qui parlent sans arrêt pour ne rien dire, il y a ceux qui hurlent, qui vomissent, qui brûlent des drapeaux, trahissent leur métier d’être humain, il y a ceux qui veulent tout avoir et ne donnent rien, il y a ceux qui pleurent de n’être personne, ceux qui rient en croyant tout avoir, tout savoir, il y a ceux qui bousculent, ceux qui ne doutent de rien, ceux qui ne savent pas qu’ils ne savent rien, ceux qui nous gonflent de fadaises, de lieux communs, d’à priori, de presque pas tout à fait, les médiocres, les fanfarons…
Et puis il y a toi, petite maman, qui a vaincu, qui a misé un paquet d’amour sur un troisième enfant, au point de vouloir vivre dans ta chair le moindre filet de douleur, d’anxiété, mais d’espoir aussi. Son frère et sa sœur peuvent être rassurés : tu viens sûrement leur rappeler que ce n’est pas une légende que le cœur qui grandit d’une maman. Ceux qui te connaissent et ceux qui ne te connaissent pas encore peuvent être fiers de toi, tu es une maman, car sais-tu, ce sont les mamans qui donnent la vie.
Pierd’o
A propos du débat du 7 février 2006 sur la TSR (Peut-on caricaturer le prophète ?)
Après Blocher, c’est Tariq qui a du bien se marrer en quittant la TSR hier soir.
Convoqué à un bras de fer avec les défenseurs de la liberté d’expression – peut-on l’appeler ainsi plutôt que liberté de faire n’importe quoi ?- il n’a eu en face de lui qu’un maître incontesté du barreau genevois qui, au lieu de se concentrer sur l’immense importance du débat, s’est empêtré dans son français de salon littéraire qui n’amuse plus que lui. Intrépide, Zendali a du regretter que ses supérieurs ne lui trouve rapidement un remplaçant, convaincus que le look baroudeur grisonnant à la voix chaude ne fait pas illusion très longtemps sur un échiquier de cette qualité. Eh oui, de ce simulacre de débat foireux, incapable de dégager une véritable idée personnelle sur le sujet proposé, je ne me souviens que de ça, de l’inconsistance des animateurs d’Infrarouge, d’une pâleur qui confine à l’imposture.
Un petit mot tout de même à propos de nos relations avec les musulmans : C’est, à n’en pas douter, entre le sida, l’instabilité des plaques tectoniques, la santé du poulet et le CO2 américain, l’arrogance qui perdra l’humanité !
Pierd’o